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 rp : noemor 2 - faire fondre la glace

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Vicky

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MessageSujet: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Mer 1 Mar - 19:00

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Mes week-ends sont différents depuis un an, depuis que Maïly est entrée dans ma vie telle une petite tornade à croquer. Ses yeux dorés et ses boucles châtain me rendent folle, cette enfant est un vrai rayon de soleil. Elle rit à longueur de journée et ses caprices ne sont pas si fréquents. J’adore passer du temps avec elle, ça m’aide à me concentrer sur l’instant présent, ne pas réfléchir. Je sais de quoi mon passé a été fait, je sais aussi que mon avenir est déjà tout tracé puisqu’il ne tardera plus à s’éteindre. Alors pour éviter de miner mon moral et me focaliser sur cette triste vie, je me focalise sur le présent, et ces secondes qui s’écoulent. Je voudrais arriver à les savourer à leur maximum, même si ce n’est pas toujours simple. Maïly est une très bonne maîtresse de ce jeu qu’est savourer l’instant. Nous avons passé la journée à la plage, les pieds dans l’eau. Maïly y a mis les fesses et nous avons joué dans le sable pendant des heures. J’adore passer du temps avec elle. En rentrant ce soir, elle est épuisée, et à peine mangé que je la sens s’endormir. Je vais la coucher dans son lit, l’embrasse, la borde et je n’ai même pas besoin de lui lire une histoire que déjà ses yeux se ferment. Je reste là à la regarder pendant de longues minutes. Elle vient de perdre ses parents, elle n’a pas encore la conscience des choses même si ils lui manquent terriblement. Et moi, je vais finir par l’abandonner aussi. Elle est si jeune. Mes enfants me pleureront, un peu je suppose, mais ils sont grands, ils s’en remettront. Maïly aussi s’en remettra, mais je culpabilise déjà de me dire que je l’abandonnerai elle aussi. Si j’avais su quand on me l’a confiée, je ne sais pas si j’aurai accepté en sachant que mes jours étaient comptés. Je reste là à la regarder dormir pendant une bonne trentaine de minutes, et lorsque j’entends du bruit, je quitte sa chambre, croisant Cassiopée dans le couloir. [color=#993399]« Ah maman, je pensais que tu travaillais dans ton bureau. »[/color] [color=#9999ff]« Tu sors ? »[/color] Elle hoche la tête. Ma petite fille. Je la revois encore assise en tailleur sur son lit en train de réviser ses leçons. J’esquisse un sourire et viens passer une main tendre sur sa joue[color=#9999ff]. « Fais attention à toi. Et ne bois pas trop. » [/color]Elle a vingt deux ans, je ne peux plus faire mieux que de lui dire de faire attention. Je la regarde partir et je soupire un peu, avant de descendre pour m’enfermer dans mon bureau. Je n’ai pas l’humeur pour travaille, et puis à quoi bon. Résoudre encore des cas, et d’autres cas, défendre la veuve et l’orphelin, décider de l’avenir d’un violeur et d’une meurtrière. Je n’ai plus la force de continuer alors que je sais que de toute manière d’ici quelques mois tout au plus, tout ça se réduira en poussière. Ce soir, je suis d’humeur maussade. Je remonte à l’étage pour me changer, retirer cette robe pour enfiler une nuisette en soie, et ma robe de chambre de la même matière par-dessus. Je redescends dans la cuisine et me sers un verre de vin, un chardonnay 1995, année de naissance de ma petite dernière. Je retourne alors dans mon bureau, mon chez-moi, la pièce où je me sens sûrement le mieux dans cette maison. Je me laisse glisser dans le canapé chesterfield, frissonnant sous le contact de mes jambes nues avec la fraicheur du cuir, et je prends un livre, tout à fait au hasard, sur une pile de polars que Jennifer a posé là. Depuis que mon aînée est sortie de prison, elle vit ici, plus ou moins parce qu’on ne la voit pas. Je commence à lire les pages, buvant mon verre de vin par alternance, quand j’entends quelques coups frappés doucement à la porte de mon bureau. [color=#9999ff]« Oui ? »[/color] Je relève les yeux, lunettes sur le nez. La porte s’ouvre sur Noemi, habillée de son t-shirt à l’effigie du bar où elle travaille. Je ne sais pas comment elle fait pour avoir deux jobs. J’esquisse un rictus. [color=#9999ff]« Bonsoir, ton service s’est bien passé ? »[/color]
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Mathilda
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Mer 1 Mar - 21:50

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Les jours que je préfère dans la semaine sont ceux du weekend, et depuis toujours, et les raisons sont souvent bien différentes. Quand j’étais gamine, j’adorais le samedi pour mon cours de musique, jouant de la flute traversière, sous obligation de mes parents. Je n’ai jamais été vraiment doué en musique, mais ce serait mentir de dire que je n’étais pas ça, et que je voyais ce cours comme une obligation. En réalité, la musique m’apprenait à me canaliser, car mine de rien, j’étais une gamine assez active, une véritable boule d’énergie, que je suis encore aujourd’hui. Le dimanche, c’était le jour de la pêche, et bon sang, c’est une tradition qui me manque beaucoup. Pendant mon adolescence, le weekend était synonyme de soirées alcoolisées, de coucheries, mais aussi du retour à la maison. Vivant dans un pensionnat privé pendant la semaine, le weekend s’offrait à moi comme une véritable liberté, de faire ce que je veux, de voir qui je veux, de parler à des garçons, de coucher, de fumer, enfin bref, le weekend était ma période préféré de la semaine, sans aucune hésitation. Et puis quand je suis arrivée en Nouvelle Zélande, le weekend était synonyme de repos, puisque c’était les deux seuls jours où je n’avais plus besoin de m’occuper des enfants des Eriksen, ma première famille, et je profitais en général pour sortir, prendre l’air, puis plus tard, de me défouler dans mon travail, au foxglove, que je fréquente depuis mon arrivée dans le pays. Faire partie du personnel était pour moi une chance, et maintenant que je suis devenue manager, je m’éclate encore plus. Ce n’est pas de tout repos, c’est vrai, mais j’adore gérer l’équipe, et je m’entends avec à peu près tout le monde, alors c’est un plaisir pour moi de passer mes weekends en leur compagnie, si agréable soit elle. Ce soir là, c’était samedi, et comme à chaque samedi, il y avait un monde de dingue, plus que d’habitude, et il y avait une raison à ça : ce soir, c’était la soirée homosexuelle féminine du mois, et comme à chaque fois, il était difficile de gérer une équipe, notamment les femmes, qui pour la plupart bisexuelles, n’hésitait à échanger leur numéro et s’éclipser même, de temps en temps. Entre deux rappels à l’ordre, je m’occupais de servir les clients, trop nombreux pour l’équipe ce soir là. Heureusement que l’équipe à l’habitude, mais bon sang, il faudrait que Kaylian embauche un peu plus de monde et donne moins de repos pendant ces soirées là, sinon bonjour l’angoisse ! [color=#ff6666]« Tawny, va servir la femme là bas s’il te plait. Je dois m’occuper de la nouvelle. »[/color] Elle hoche la tête, et je m’approche de la nouvelle serveuse, qui semble ne pas s’en sortir avec la flute à bière, et je lui explique, attentivement pour ne plus avoir à lui redire. Au final, la soirée se déroule très vite, et la fin du service se fait dans la course, et le rangement. Je me tourne vers mon équipe, félicite Tawny pour son service ce soir, en rappelle à l’ordre certaine, et décide de rentrer chez les Manning, où mon lit m’appelle. En arrivant, je dépose ma veste en cuir dans l’entrée sur le porte manteau, et me dirige ensuite vers la cuisine, pour prendre un yaourt histoire de me remplir un peu, car clairement, j’ai vraiment la dalle. Une fois le yaourt terminé, je pars en direction du salon, mais une lumière me rappelle à l’ordre. Je fronce les sourcils, et pars dans sa direction, avant de toquer doucement à la porte. C’est le bureau de la mère Manning, et autant dire qu’à cette heure de la nuit, la savoir debout ne me rassure pas vraiment, c’est pas son genre. [b]« Oui ? »[/b] Je prends ma respiration, ouvre la porte et rentre dans la pièce, en souriant à Eleanor, avant de refermer la porte derrière moi. [b]« Bonsoir, ton service s’est bien passé ? »[/b] Je m’approche doucement, et m’assoie à côté d’elle sur le canapé, et hoche la tête. [color=#ff6666]« C’était fatiguant, mais ça va. »[/color] Je baille, faisant bien attention à mettre ma main devant ma bouche en tournant la tête. Une fois le bâillement terminé, je tourne la tête vers elle. [color=#ff6666]« Pour être honnête, je suis étonnée de vous voir debout à cette heure-ci, il est trois heures quand même… »[/color] Je soupire un peu, et regarde son verre de vin. [color=#ff6666]« Tout va bien ? »[/color] Ma voix est calme, apaisée, et rassurante, ce qui change de l’ordinaire avec elle. D’habitude, je suis plutôt énergique, et un peu insolente. Le noir et le blanc quoi.


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Vicky

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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Jeu 2 Mar - 16:49

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> A l’instant où la porte s’ouvre et que je découvre la silhouette de Noemi, je comprends qu’il s’est passé un long moment depuis que je me suis installée ici. Effectivement, mon bouquin est quasiment terminé, il faut croire qu’il était assez intéressant pour que je ne m’arrête pas en chemin. La mine de la jeune femme est assez fatiguée, ce qui me semble tout à fait normal, même si je n’ai aucune conscience de l’heure qu’il peut bien être.[color=#ff6666] « C’était fatiguant, mais ça va. »[/color] Je ferme mon livre et retire mes lunettes alors que je la vois approcher, baillant du mieux qu’elle peut[color=#ff6666]. « Pour être honnête, je suis étonnée de vous voir debout à cette heure-ci, il est trois heures quand même… »[/color] Je jette un oeil sur ma fine montre en or et soupire légèrement en me rendant compte qu’effectivement il est tard, et que le réveil demain matin, enfin ce matin, risque d’être plus compliqué que prévu. Maïly sera réveillée d’ici quatre heures environ, et le week end, j’essaie d’éviter de me reposer sur Noemi qui a besoin d’a voir une vie sociale.[color=#9999ff] « Oui, j’ai pas vu le temps passer… »[/color] Elle vient s’asseoir à mes côtés et je ramène mes jambes un peu plus sous mes fesses pour lui laisser la place de s’affaisser dans le canapé. [color=#ff6666]« Tout va bien ? »[/color] Je plonge mon regard dans le sien, étonnée de sa question. Le plus étonnant, ce ne sont pas ses mots, parce que tout le monde peut les poser sans avoir nécessairement envie d’apprendre la réponse. Là, je sens une certaine inquiétude dans le grain de sa voix, et ça me touche d’autant plus. Je me pince les lèvres comme j’en ai l’habitude, les humectant au passage. [color=#9999ff]« Oui. J’ai souvent des insomnies ces derniers temps. [/color]» Depuis que j’ai appris pour ma maladie. [color=#9999ff]« J’ai cru à tord que le vin pourrait m’aider à m’endormir mais il faut croire que celui là est trop doux. C’est mon troisième… »[/color] Je grimace légèrement, je ne sais même pas pourquoi je lui dis tout ça, c’est ridicule.[color=#9999ff] « Tu devrais le goûter, il a presque ton âge. »[/color] Trois ans de moins pour être plus précise. Je prends le verre en cristal entre mes doigts fins et le lui tends pour qu’elle vienne en boire une gorgée, goûtant le breuvage alcoolisé. Elle a l’air d’apprécier. [color=#9999ff]« Tu as bonne mine. Tu sembles fatiguée mais tu as bonne mine. Ce travail te plait vraiment, je me trompe ? »[/color] Voilà, parler d’elle pour éviter de parler de moi, c’est une bonne idée. A vrai dire, je ne pense pas à grand chose ce soir, c’est comme si mon cerveau s’était un peu déconnecté. Je ne réfléchis même pas au fait que je ne laisse jamais personne pénétrer mon bureau en temps normal, je n’ai pas non plus l’habitude de partager mon verre de vin, et en plus de ça, je suis en petite tenue de sommeil, c’est dire que mon cerveau est totalement déconnecté. Et ce n’est pas plus mal d’ailleurs puisque tout le monde me voit comme étant une femme rigide, un vrai glaçon. Ce soir, peut-être que je veux essayer de donner à la jeune femme une image sensiblement différente de moi. Enfin, si elle ne me pousse pas à bout comme elle l’a fait la dernière fois. Je la sais très provocante, et elle joue souvent avec mes nerfs, chose que ne font pas mes enfants par peur des représailles. Mon regard détaille les traits du visage de la jeune femme, chose que je n’ai jamais pris le temps de faire. Ses traits fins lui donnent un visage d’ange, de poupée. Tout semble avoir été assemblé avec le plus grand soin, presque comme une oeuvre d’art. Ce que j’aurai aimé être aussi belle qu’elle…
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Mathilda
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Jeu 2 Mar - 19:09

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Il est tard, la nuit est déjà bien entamée, et je n’aurais jamais pensé croiser Eleanor dans son bureau à cette heure-ci. J’ai souvent entendu que plus nous vieillissons, et plus nous avons du mal à tenir éveillé  tard dans la nuit, et visiblement, cette fois-ci, nous en sommes l’exception. Si j’arrive à veiller tard, je n’en suis pas moins crevée, et ce soir, j’en peux plus et j’ai du mal à garder les yeux ouverts, ce qui ne semble pas être le cas d’Eleanor. Elle est en train de lire, ce qui me prouve qu’elle n’est pas vraiment fatiguée, ou du moins, que ses yeux ont encore la force de travailler à cette heure si tardive de la nuit. J’aime lire, ça passe le temps, mais pour être honnête, à partir d’une certaine heure, ce n’est plus possible, mes yeux sont bien trop fatigués, et n’arrive même pas à lire deux mots l’un à côté de l’autre sans un effort d’accommodation qui me fatigue encore plus. La vieille femme me demande si mon service s’est bien passé, et je hoche la tête, en baillant au passage avant de lui répondre que je suis fatiguée, mais que tout va bien pour moi. Je n’hésite pas à lui dire que je suis étonnée de la voir debout, et elle regarde l’heure en soupirant. [b]« Oui, j’ai pas vu le temps passer… » [/b]Je lui souris, discrètement, avant de venir m’asseoir à ses côtés, et de lui demander si tout va bien. Le froid du canapé en cuir en contact avec ma peau brulante, ses yeux plongés dans les miens me font frissonner, et je baisse un peu la tête. Ce soir, je n’ai pas l’impression d’être en sa compagnie. Si d’habitude c’est moi qui suis presque dénudé, dans une tenue fine et légère, ce soir, mon jean et mon tshirt cachent parfaitement les courbes de mon corps, alors que le sien s’offre à moi. Alors qu’elle reprend la parole, je relève la tête vers elle, les traits du visage apaisés. [b]« Oui. J’ai souvent des insomnies ces derniers temps. »[/b] Je fronce un peu les sourcils, alors qu’elle poursuit. [b]« J’ai cru à tord que le vin pourrait m’aider à m’endormir mais il faut croire que celui là est trop doux. C’est mon troisième… »[/b] Mon visage traduit parfaitement mon étonnement, mon sourire laissant place à l’inquiétude. Cette femme à l’air d’être tourmentée, il n’y a pas besoin de la connaître parfaitement pour le savoir, ses insomnies et ses verres de vin à répétition traduisant avec exactitude son malaise. [b]« Tu devrais le goûter, il a presque ton âge. » [/b]Elle me tend son verre, et je l’attrape, en lui souriant avant de déposer mes lèvres sur le bord du verre en cristal, et de boire, une gorgée, aussi petite soit-elle. [color=#ff6666]« Il est excellent. »[/color] Je lui souris, et repose le verre sur le guéridon à côté de moi, avant de prendre ma respiration. Je ne suis pas une fan du vin, mais il serait mentir de dire que celui là est dégueulasse, son gout est exquis, raffiné, et j’imagine que l’âge doit y jouer. Je me tourne vers Eleanor pour l’écouter. [b]« Tu as bonne mine. Tu sembles fatiguée mais tu as bonne mine. Ce travail te plait vraiment, je me trompe ? »[/b] Je hoche la tête. Mon travail me plait, vraiment, mais je ne suis pas vraiment sûre d’avoir bonne mine en réalité, et je ne sais pas si elle me dit ça pour me faire plaisir, mais bon. [color=#ff6666]« Ouais, j’adore mon travail, c’est juste… indispensable. Et puis au moins je me sociabilise un peu. »[/color] Pourtant ce n’est pas ce qui manque dans ma vie, me sociabiliser. J’ai des amis, des conquêtes, mais mon travail me permet de rendre la chose concrète, de rencontrer de nouvelles personnes, mais avant tout de me changer un peu de mon quotidien, presque de mère de famille. En y pensant, c’est comme ci il y avait deux Noemi, la mère, et la barmaid, c’est étrange. Je regarde Eleanor, observe son corps, son expression du visage. Elle est tourmentée, par je ne sais quoi, et je ne peux pas rester comme ça, à ignorer, à ne rien faire. Si cette facette de ma personnalité n’est pas connue de tous, elle est pourtant très présente. [color=#ff6666]« Quelque chose vous tourmente Eleanor, vous êtes sûre que  tout va bien ? »[/color] Je lui souris, et glisse délicatement ma main sur la sienne, en veillant à y aller doucement, et à lui sourire pour lui montrer que ce geste est presque amical. Il est évident qu’elle ne veut pas en parler, je ne suis pas dupe. [color=#ff6666]« Vous savez Eleanor… j’aimerais apprendre à mieux vous connaitre, je pense que c’est important. » [/color]Je hoche la tête, et décide d’utiliser la petite fille pour prouver mon affirmation. [color=#ff6666]« J’en ai besoin pour mieux me comporter avec Maïly. C’est essentiel. »[/color] Je laisse ma main sur la sienne, et n’ose même plus bouger. Je suis figée, j’ai trop peur de la brusquer, alors qu’elle semble s’ouvrir un peu à moi, enfin. [color=#ff6666]« Pourquoi vous n'arrivez pas à dormir ? »[/color]


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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Sam 4 Mar - 12:54

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Je lui tends le verre de vin et laisse mon regard posé sur son visage fin, analysant chacune de ses mimiques. Un sourire tendre vient se poser sur mes lèvres quand je l’entends me dire qu’elle le trouve excellent. Une fois le verre posé sur le guéridon, j’engage la conversation sur son boulot, parce que je n’ai pas nécessairement envie de parler de moi, ni de comment je me sens présentement ou de pourquoi je suis encore debout à une heure aussi tardive.[color=#ff6666] « Ouais, j’adore mon travail, c’est juste… indispensable. Et puis au moins je me sociabilise un peu. »[/color] Je hoche la tête avant de la déposer dans la paume de ma main, mon coude en appui sur le dossier du canapé, je suis donc tournée vers elle[color=#ff6666]. « Quelque chose vous tourmente Eleanor, vous êtes sûre que  tout va bien ? »[/color] Je plisse un peu les yeux sous sa question, comment peut-elle savoir que quelque chose me tourmente ? Son sourire semble ravir mon coeur en cet instant précis sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Mais je perds mon sourire lorsque je sens sa main se poser sur la mienne, cette dernière se trouvant sur ma propre cuisse, à moitié dénudée sous ma nuisette qui remonte un peu trop haut. Je ne m’en rends compte que maintenant. Immédiatement mon coeur s’accélère et je baisse les yeux sur sa main posée sur la mienne. Je me sens incapable de bouger, ni même de dire quoi que ce soit. [color=#ff6666]« Vous savez Eleanor… j’aimerais apprendre à mieux vous connaitre, je pense que c’est important. »[/color] Mon coeur n’a plus battu aussi fort depuis des années, et je ne suis pas certaine que ça me plaise vraiment. Je relève les yeux vers elle, toujours immobile, les expressions figées. Elle veut bien faire, je le sens, elle ne veut pas me destabiliser, même si c’est exactement ce qu’elle est en train de faire. [color=#ff6666]« J’en ai besoin pour mieux me comporter avec Maïly. C’est essentiel. »[/color] Je me pince les lèvres et les humidifie, par habitude plus qu’autre chose. Ou peut-être un peu d’appréhension, de stress, d’incompréhension. Pourquoi est-elle aussi tactile ? L’est-elle avec tout le monde ? Sa manière d’être a tendance à me destabiliser totalement, je ne comprends pas comment elle fait pour elle aussi… légère. Je me racle un peu la gorge mais ne bouge pas pour autant, puis je baisse à nouveau les yeux sur sa main sur la mienne, sa peau lisse et la mienne tachetée d’une horde de tâches de rousseur, et les marques de mon âge déjà bien avancé. [color=#ff6666]« Pourquoi vous n'arrivez pas à dormir ? »[/color] Je n’ose même pas la regarder, une fois encore je passe ma langue sur mes lèvres que je sens sèches, autant que l’est ma gorge. Lui dire ou ne pas lui dire ? Je ne me sens pas capable. [color=#9999ff]« Tu sais, avec l’âge, on emmagasine beaucoup de contrariétés, il est parfois difficile de passer au dessus. C’est plus simple lorsqu’on a ton âge. »[/color] Je relève les yeux et tente un rictus. [color=#9999ff]« J’ai eu des nouvelles qui m’ont un peu chamboulée ces dernières semaines, j’ai un peu de mal à digérer. Mais ça va. »[/color] Menteuse. Mes jours sont comptés et j’apprends à mentir alors que je prône la vérité à qui voudra bien l’entendre. La femme parfaite, ou celle qui essaie de l’être, que voulez-vous ? Mon pouce se soulève très légèrement pour venir caresser le sien, un geste presque imperceptible.  [color=#9999ff]« Je ne suis pas quelqu’un de vraiment intéressant Noemi, tu ferai mieux de te concentrer sur des choses qui te tireront vers le haut. Les personnes comme moi n’aident pas à aller de l’avant je l’ai bien vu avec mes enfants. »[/color] Cette fois je me crispe un peu et lâche un rire plus cynique qu’autre chose, avant de secouer la tête légèrement.[color=#9999ff] « Je pensais que je les aiderai, et je n’ai fait que leur pourrir la vie, et c’est maintenant que je m’en rends compte, alors qu’ils sont grands. Je suis pathétique… »[/color] Cette fois je retire ma main de l’emprise de celle de Noemi et avec mes deux mains je viens frotter mon visage en secouant, sans prendre conscience que la main de la jeune femme, initialement posée sur ma main, se trouve désormais sur ma jambe, à même ma peau.
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Sam 4 Mar - 18:03

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Eleanor semble vouloir discuter, mais je vois très bien qu’elle est perturbée, à sa façon de parler, de se comporter. Ce n’est pas anodin si elle est seule dans son bureau, à trois heures du matin, avec un verre d’alcool à la main. Cependant, elle se met à parler de mon travail, et je lui répond en souriant, qu’il est indispensable pour moi, et c’est vrai. Non seulement je l’adore, il me sociabilise, mais aussi car ce qui est sur le chèque de la fin du mois est nécessaire pour moi. Cependant, je change rapidement de sujet, et décide de me renseigner un peu plus sur la rousse, en lui demandant si elle est sûre que tout va bien, en posant ma main sur la sienne. Le contact avec sa peau, si fine par l’âge me fait frissonner, et elle reste silencieuse, alors que je reprends la parole, lui avouant que j’aimerais mieux la connaître, car j’en ai besoin pour Maïly. Ce n’est pas la seule raison, mais c’en est une et j’imagine que la connaissance doit être totale, enfin presque. Je vis chez cette femme, je m’occupe du bébé, mais je n’en sais que très peu sur elle, et c’est étrange. J’observe la juge en souriant, qui semble vraiment nerveuse, passant sans arrêt sa langue sur ses lèvres, ce qui devient presque un toc à ce moment là. Je termine par lui demander pourquoi elle n’arrive pas à dormir, une phrase simple, mais lourde de signification, j’en suis sûre.[b] « Tu sais, avec l’âge, on emmagasine beaucoup de contrariétés, il est parfois difficile de passer au dessus. C’est plus simple lorsqu’on a ton âge. »[/b] Elle relève la tête vers moi, tentant de sourire. Je hoche la tête, comprenant ce qu’elle est en train de me dire. Avec son travail, sa vie de famille, j’imagine qu’elle a beaucoup à penser, et je peux le comprendre. Mais je suis sûre que ce n’est pas que ça. [b]« J’ai eu des nouvelles qui m’ont un peu chamboulée ces dernières semaines, j’ai un peu de mal à digérer. Mais ça va. »[/b] Je baisse un instant la tête. Après ce qu’elle vient de me dire, je suis un peu inquiète, mais aussi curieuse, c’est inutile de le nier. Eleanor semble mal, sans doute à cause de ces nouvelles, et j’espère simplement que ce n’est rien de grave. Contre toute attente, je sens son pouce effleuré le mien, avant de sentir des caresses, et je regarde nos mains, prise d’un frisson immense. Ca m’étonne, un peu trop, et je ne sais pas trop quoi faire, je n’ose pas bouger. [b]« Je ne suis pas quelqu’un de vraiment intéressant Noemi, tu ferai mieux de te concentrer sur des choses qui te tireront vers le haut. Les personnes comme moi n’aident pas à aller de l’avant je l’ai bien vu avec mes enfants. »[/b] Je relève la tête vers elle, le visage un peu triste de ces paroles. Eleanor rit, nerveusement, et je tente de dire quelques mots. [color=#ff6666]« Ne dîtes pas ça… »[/color] Je n’ai pas le temps d’en dire plus, qu’elle reprend déjà la parole, en secouant la tête. [b]« Je pensais que je les aiderai, et je n’ai fait que leur pourrir la vie, et c’est maintenant que je m’en rends compte, alors qu’ils sont grands. Je suis pathétique… »[/b] Elle retire sa main de la mienne, en prenant sa tête entre ses mains. Ce qu’elle vient de dire est horrible, et je ne peux pas rester comme ça, sans rien faire, sans bouger ou même rien dire. C’est impossible, c’est bien trop grave. Ma main droite sur sa cuisse, je la caresse doucement, alors que la gauche se pose doucement sur les épaules de la vieille femme. [color=#ff6666]« Eleanor, vous n’êtes pas celle que vous croyez… vous vous en sortez bien avec vos enfants, ils sont heureux, j’en suis sûre. »[/color] Je lui souris, doucement, continuant de caresser sa cuisse, en frissonnant de temps en temps. Je suis quelqu’un d’assez tactile, et jamais je n’aurais pensé que cette femme accepte cela, mais visiblement, ça n’a pas l’air de la déranger alors tant mieux. En réalité, je sais que cette femme fait beaucoup d’erreurs avec ses enfants, elle est bien trop stricte, sévère, à la recherche de la perfection, et j’imagine que ce n’est pas facile à accepter pour elle. Et puis sa première fille a fait de la prison, et j’imagine que ça la tourmente aussi. Finalement, je décide de glisser la main de son épaule à sa taille, avant de la prendre contre moi, en caressant ses cheveux roux. Je ne me colle pas à elle pour autant, mais cette proximité n’est pas habituelle, et je crains pour la suite. Mon intention est bonne pourtant, je veux juste rassurer cette femme, cette mère. Elle semble tellement en détresse. [color=#ff6666]« Ces nouvelles... elles ne sont pas grave ? » [/color]dis-je, en la gardant contre moi. Ce qu'elle vient de m'avouer m'inquiète quand même beaucoup, et j'ai besoin d'en savoir plus maintenant.


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Vicky

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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Sam 4 Mar - 19:54

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Je ne sais pas si je dois lui parler de ma maladie, de ma vie qui s’écoule comme les derniers grains de sable d’un sablier. J’hésite encore, tournant autour du pot avant d’arriver à me persuader que parler de ça à quelqu’un pourrait m’être bénéfique. Je bifurque, change de chemin, parle à voix haute de mes ressentiments envers moi-même. Mon discours est confus, désorganisé, je ne sais pas où je me dirige, mais je le fais à tâtons. Je pense que l’alcool n’aide pas, je n’ai jamais eu l’habitude de boire et mes trois verre de vin me donnent chaud et me font tourner la tête. Je sais que mélanger l’alcool et les médicaments ne fait pas bon ménage. Mon traitement pour ralentir ma maladie m’aidera peut-être à tenir quelques mois de plus, alors je me dois de faire attention, même s’ils sont les derniers, je veux en profiter au mieux. C’est un réel chamboulement dans mon cerveau depuis que je suis au courant de ma maladie, je fais une retrospective sur ce que j’ai accomplis, et je me rends compte être passée à côté de tellement de choses. L’amour par exemple, et en premier lieu d’ailleurs. Certes, j’ai aimé mes enfants plus que tout, même si je m’y suis mal prise, j’en suis consciente. Mais je n’ai jamais ressenti d’amour véritable et entier envers mon mari. Je l’aime, c’est indéniable, mais rien qui me donne envie de passer du temps avec lui, rien qui ne m’ait poussée à le désirer plus que de raison, même dans nos plus jeunes années. Je ne me sens pas capable de parler à Noemi de ma maladie, c’est encore trop tôt, peut-être que moi même je n’ai pas encore totalement conscience que d’ici quelques mois, je ne serai plus. Mais pourtant je vais devoir m’y faire. Et qu’est-ce qu’on doit faire quand on est condamné ? Etablir une liste de choses qu’on aurait eu envie de faire avant de mourir et les faire toutes coûte que coûte ? Non, ça ne me ressemble pas, et je ne devais en choisir qu’une, ce serait sûrement me faire pardonner auprès de mes enfants du comportement de tortionnaire que j’ai eu longtemps avec eux. J’en fais part à la jeune femme, ne sachant pas trop pourquoi je lui parle de ça, je dois être tellement ridicule, moi qui accorde une importance au reflet que je peux renvoyer. Être une femme faible, je n’ai jamais montré cette facette de moi à personne, personne ne m’a jamais vue pleurer, ou si rarement… [color=#ff6666]« Ne dîtes pas ça… »[/color] Je me pince les lèvres une nouvelle fois, retenant mon émotion du mieux que je peux. Définitivement, je dois arrêter de boire. Je me donne envie de vomir moi même et prends immédiatement ma tête entre mes mains comme pour me ressaisir. Je ne sens pas immédiatement la main de Noemi sur ma cuisse, mais à l’instant où elle commence à mouvoir son pouce, je sens un frisson me saisir de toute part, accélérant mon coeur considérablement. Son autre main vient se poser sur mon épaule, compatissante, avant qu’elle n’ajoute [color=#ff6666]« Eleanor, vous n’êtes pas celle que vous croyez… vous vous en sortez bien avec vos enfants, ils sont heureux, j’en suis sûre. »[/color] Je secoue la tête et laisse tomber mes mains mollement, levant les yeux au ciel pour ravaler mes larmes. [color=#9999ff]« Je sais que tu ne le penses pas. Personne ne le pense ici. Raphaël est plus heureux depuis qu’il est parti de la maison, Jennifer ne passe ici qu’en coup de vent, et Cassiopée… »[/color] Je soupire et n’ose même pas poser mes yeux sur Noemi, je crois que j’ai honte à bien y réfléchir.[color=#9999ff] « Je ne sais pas comment elle me supporte. »[/color] Je garde mes yeux rivés au loin, dans le vague, comme si j’étais déjà partie, mon esprit divague, jusqu’à ce que je sente la main de la jeune femme glisser jusqu’à ma taille pour m’attirer à elle et m’étreindre tendrement. D’abord surprise par cet élan tactile inattendu, je sens mon corps se crisper légèrement, au même titre que mon coeur prendre une accélération étonnante. Je prends une inspiration pour la remettre à sa place et la faire reculer sans être trop brusque, mais à l’instant où elle pose sa main sur mes cheveux, je perds tous mes moyens et mon corps se détend immédiatement. Je ne sais pas exactement ce qu’il se passe, ni pourquoi ni comment j’arrive à la laisser pénétrer ma bulle de protection, ma carapace. Comment arrive-t-elle à faire une chose pareille alors que personne n’a réussi avant elle ? Je souffle un peu, mon front posé sur son épaule, mes jambes nous séparant encore et heureusement.[color=#ff6666] « Ces nouvelles... elles ne sont pas grave ? » [/color]Je serre les mâchoires et retiens au mieux les larmes qui forcent le passage de mes paupières pourtant closes. [color=#9999ff]« Si, en un sens. »[/color] Je ne vois pas comment répondre à la question autrement. Je prends une grande inspiration, un long soupir, comme pour réussir à ravaler cette émotion exacerbée que je n’ai jamais laissée s’échapper depuis… depuis toujours. [color=#9999ff]« Il vaut mieux que tu ne saches pas, et puis je n’ai pas vraiment envie d’en parler pour être honnête. »[/color] Je redresse mon visage mais la proximité avec le sien me fait prendre conscience du caractère non professionnel de notre échange. Alors je redresse mon dos et me recule pour reprendre ma place et qu’elle en fasse de même. Un pas en avant, trois pas en arrière. Je me racle la gorge, presque mal à l’aise de m’être laissée emportée dans cet élan de tendresse inattendu avec la jeune femme. [color=#9999ff]« Tu veux savoir quoi sur moi ? Tu m’as dit que tu voulais en savoir plus, alors je te laisse poser les questions, à la seule condition que tu me laisses quelques jokers… »[/color] J’esquisse un semblant de sourire, essayant de remettre une distance entre nous sans être pour autant désagréable.
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Mathilda
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Sam 4 Mar - 21:41

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Le temps qui passe me fait peur parfois. Il passe, il passe, à une vitesse hallucinante à en faire perdre la tête. Je me revois encore petite, le premier jour de kindergarten, apeurée par cette nouvelle étape de ma vie, me disant que j’ai encore beaucoup d’école à faire, et que ça va être long. L’adolescence arrive rapidement, on se dit que ça passe trop lentement les heures de cours, et puis finalement, on ferme les yeux, et on est déjà adulte. La vie passe vite, bien trop vite, et ça me fait tellement peur. J’ai l’impression que chaque chose que je fais, chaque parole que je dis, chaque geste, chaque pensée me rapproche rapidement vers la mort, et ça me fait flipper. La mort c’est l’inconnu pour moi, je n’ai jamais perdu de personnes proches encore, mes parents –adoptifs- sont encore là, et en bonne santé, mes frères et sœurs aussi. Je ne connais pas la mort, et mon dieu, j’espère ne pas la connaître de si tôt. Je secoue la tête, et continue d’écouter Eleanor attentivement, elle va mal, très mal même, et j’ignore la cause. Elle parle de ses enfants, et ce qu’elle me dit me fait tellement de la peine. Ma main sur sa cuisse, je caresse délicatement la peau, en essayant de ne pas la mettre mal à l’aise. Puis je tente de la rassurer, mais c’est difficile. Je ne connais pas très bien ses enfants, et bon sang, du peu que j’en vois… c’est pas top. Je lui explique que ses enfants sont heureux, et elle secoue la tête. [b]« Je sais que tu ne le penses pas. Personne ne le pense ici. Raphaël est plus heureux depuis qu’il est parti de la maison, Jennifer ne passe ici qu’en coup de vent, et Cassiopée… »[/b] Je soupire, en même temps qu’elle, et elle poursuit rapidement. [b]« Je ne sais pas comment elle me supporte. » [/b]Je baisse un peu les yeux, et tente d’ajouter quelques mots, pour la rassurer encore. [color=#ff6666]« Je ne peux pas vous juger Eleanor, mais vos enfants vous aime, et ça, j’en suis certaine. Tous les enfants aiment leur mère. »[/color] dis-je, en souriant affectueusement. Au fond, mon affirmation n’est pas générale, et je le sais, mais j’espère simplement qu’Eleanor ne va pas y penser. Finalement, elle ne répond pas, et je décide de tenter quelque chose, et glisse doucement ma main sur sa taille, pour la prendre contre moi. Mon corps se raidit, et je sens la même chose chez la juge, et je décide de lui caresser doucement les cheveux, frissonnant à chaque instant. A ce moment même, j’ai l’impression que le temps s’arrête, et sentir cette femme contre moi me déstabilise un peu, et je ne comprends pas vraiment pourquoi. Je n’ai jamais ressenti une chose pareil, de vouloir garder la personne contre moi, sans rien vouloir faire de plus. Il faut dire que c’est inimaginable avec elle, et puis tant bien même que ça l’était… c’est ma patronne. Je ferme les yeux pour éviter d’y penser, et je sens son front se poser sur mon épaule, et je souris, avant de m’inquiéter à nouveau, ce moment de plénitude terminé. Eleanor semble se crisper, et je continue de lui caresser les cheveux, effleurant de temps en temps sa nuque. [b]« Si, en un sens. »[/b] Elle ne peut pas le voir, mais mon visage s’assombrit peu à peu, vraiment inquiète pour elle. Elle prend une grande respiration, et je glisse une de ma main dans son dos, le caressant doucement. Cette proximité commence à devenir inquiétante, mais je n’ose pas bouger d’un poil. [b]« Il vaut mieux que tu ne saches pas, et puis je n’ai pas vraiment envie d’en parler pour être honnête. »[/b] Nos visages se rencontrent à nouveau, et elle se redresse, et je me rends compte de ce que je viens de faire. Merde… Elle se décale, et je descends un peu mon tshirt, qui avec les mouvements, s’est légèrement remonté laissant apercevoir une partie de mon ventre, au dessus du nombril. Je glisse une main dans mon cou, montrant ma gêne, et reprend la parole. [color=#ff6666]« Si jamais vous voulez en parler un jour… vous savez où me trouver. » [/color]Je lui souris, doucement et tendrement, lui montrant que je ne veux que son bien. C’est étrange, mais ce soir, j’ai l’impression que cette femme est complètement détendue et sans plus aucun principe, et c’est tellement étrange. Je ne sais pas si c’est le vin, ou l’ambiance de son bureau, mais c’est bizarre. Elle se racle la gorge, et je tourne la tête vers elle, pour l’écouter à nouveau. [b]« Tu veux savoir quoi sur moi ? Tu m’as dit que tu voulais en savoir plus, alors je te laisse poser les questions, à la seule condition que tu me laisses quelques jokers… »[/b] Je lui souris, et craque mes doigts, un peu nerveuse. Je ne sais pas vraiment quoi lui poser comme question, c’est tellement bizarre. Déjà, le vouvoiement impose une certaine distance, et même si j’ai l’impression que cette distance vient de prendre un sacré coup ce soir, je ne peux me permettre de lui poser des questions trop indiscrètes. Finalement, je décide de faire simple. [color=#ff6666]« Huuuuum, je ne sais pas trop quoi vous demander… On va tenter un truc ! » [/color]Je lui souris, comme à mon habitude, et commence d’expliquer. [color=#ff6666]« Parlez-moi de vous. De ce que vous voulez, de ce qui serait utile pour moi, ça peut être n’importe quoi. »[/color] Je glisse ma main sur son visage, et frissonne. [color=#ff6666]« Vraiment n’importe quoi. Si vous pouvez aller mieux en me parlant, alors parlez. »[/color] Je retire ma main, et la pose sur ma cuisse, et rabat mes jambes sous mes fesses.


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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Dim 5 Mar - 10:51

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Je me sens complètement perdue, tout mon être est chamboulé par le flot de pensées qui sévit dans mon esprit, et tous ces sentiments si contradictoires. Je ne sais plus qui je suis, ce que je dois être, ni même ce qu’il serait bon de faire pour ne pas mourir alors que tout le monde semble me détester. Ce soir, je ne sais pas pourquoi mais je laisse Noemi pénétrer une partie de ma bulle, la laisse me prendre dans ses bras, caresser mes cheveux, comme si c’était naturel, comme si ça n’allait pas à l’encontre de tous mes principes. Le problème, c’est que je me rends compte que personne n’a jamais fait une chose pareille pour moi, avec moi. Je n’ai jamais laissé personne le faire non plus, j’ai ma part de responsabilité, mais toujours est-il que cette sensation est grisante, presque agréable bien qu’étrange. Je parle à Noemi de mes remords vis à vis de mes enfants, elle me dit qu’ils ne sont pas malheureux mais je ne la crois pas.[color=#ff6699] « Je ne peux pas vous juger Eleanor, mais vos enfants vous aiment, et ça, j’en suis certaine. Tous les enfants aiment leur mère. »[/color] Je laisse échapper un rire un peu faux, très léger. [color=#9999ff]« Crois-moi, ce n’est pas toujours le cas. »[/color] J’en suis la preuve vivante. Je sais qu’elle veut bien faire, qu’elle veut essayer de me rassurer, de me consoler aussi sûrement. En revanche ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ? Je n’ai jamais été très agréable avec elle depuis qu’elle est là, alors pourquoi ce soir elle semble vouloir panser mes peines ? Elle me demande si c’est grave, et ne sachant pas mentir, je lui obligée de lui dire que oui. Un silence s’installe, pesant. J’essaie de lui demander de ne pas me poser plus de questions, je n’ai pas envie d’en parler, je ne me sens pas les épaules assez solides pour arriver à parler de ça naturellement. Il est encore trop tôt. Et peut-être que quand je serai prête à en parler, il sera trop tard. Je ne peux pas me résoudre à partir sans que mes proches soient au courant, ce serait un affront que de les mettre devant le fait accompli. Mais il me reste encore plusieurs semaines pour y penser, quelques mois même. Je me rassure en me disant que je trouverai bien un moyen, un moment pour leur dire que bientôt je ne serai plus.

Je finis par me retirer de notre étreinte, c’est mieux je crois, même si la fraicheur qui se saisit présentement est loin d’être agréable, je crois que la chaleur de ses bras était plus plaisante.[color=#ff6699] « Si jamais vous voulez en parler un jour… vous savez où me trouver. »[/color] Elle me sourit, et je lui rends ce sourire, bien qu’un peu plus faible, il se veut sincère cette fois. Pas une semblant d’étirage de lèvres pour faire plaisir. Je tente de me détendre, et tire un peu sur ma nuisette pour cacher davantage de peau de mes jambes, me repositionnant légèrement pour être plus à l’aise. Je brise finalement le silence en lui proposant de me poser des questions, puisqu’elle semblait vouloir me connaître mieux.[color=#ff6699] « Huuuuum, je ne sais pas trop quoi vous demander… On va tenter un truc ! »[/color] J’arque un sourcil, étrangement attirée par la nouveauté et la forme de jeu qu’elle met dans sa voix. Je n’ai jamais été très joueuse, mais elle m’intrigue. [color=#ff6699]« Parlez-moi de vous. De ce que vous voulez, de ce qui serait utile pour moi, ça peut être n’importe quoi. »[/color] Je vois sa main approcher de mon visage et elle la glisse sur ma joue, un geste d’une infinie tendresse qui me fait fermer les yeux une seconde et battre mon coeur plus vite. Je sais que je ne devrais pas accepter ce genre d’élan spontané venant d’elle, elle est mon employée. Et pourtant, l’alcool aidant, je la laisse faire.[color=#ff6699] « Vraiment n’importe quoi. Si vous pouvez aller mieux en me parlant, alors parlez. »[/color] Je ne sais pas si je peux aller mieux en lui parlant, j’ai une psy pour ça, je suppose que je devrais d’ailleurs lui parler de cet épisode avec Noemi, si j’y arrive. Je me racle un peu la gorge, mes doigts longeant les coutures fines de ma robe de chambre en soie noire. Je me pince une nouvelle fois les lèvres, humidifiant ces dernière de ma langue au passage, avant de prendre la parole, de manière étrangement peu assurée. [color=#9999ff]« Je suis née à Manchester, en Angleterre, j’ai deux petits frères et une petite soeur. Nos parents ont toujours été très stricts avec nous, la ligne de conduite ne devait pas être oubliée, sous peine d’avoir la punition du siècle. Tous les dimanches à la messe, je n’ai pas réussi à y échapper une seule fois. »[/color] Je hausse un peu les épaules, mon regard alternant entre mes doigts jouant nerveusement avec le tissus, et le regard de Noemi qui semble attentif malgré l’heure tardive. [color=#9999ff]« J’ai rencontré Philip lorsque j’avais vingt ans, on s’est mariés l’année d’après et j’ai mis au monde Jennifer le lendemain de mes 23 ans. Pour moi c’était la suite naturelle des choses, même si je n’ai jamais été sûre de véritablement aimer Philip. C’est un mari et un père admirable, mais pour le reste… »[/color] Je ne m’imagine pas parle de ma vie ‘sexuelle’ avec la jeune femme, c’est beaucoup trop gênant, et tabou de surcroit. [color=#9999ff]« J’ai gravi les échelon dans mon métier tout en menant de front ma vie de famille et de mère, jonglant avec les absences à répétition de mon mari dues à son travail. Et puis les enfants ont grandi, Jennifer a été condamnée pour un crime qu’elle n’a pas commis, Raphaël a décidé de partir à l’autre bout du monde et Cassiopée rêve certainement de la même chose. »[/color] Je hausse un peu les épaules, me rendant compte que le résumé de ma vie est pathétique.[color=#9999ff] « Mon dernier petit bonheur en date c’est Maïly, j’essaie d’être présente pour elle du mieux que je peux, ce qui est horrible c’est que je vois sa mère, elle lui ressemble tellement… Ça a été un véritable choc d’apprendre la perte de ses parents. C’étaient mes meilleurs amis. [/color]» Je sens l’émotion me gagner, décidément ce soir…
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Dim 5 Mar - 15:38

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Ma soirée ne se déroule pas vraiment comme prévu, et je suis assez surprise en réalité. Je ne pensais pas que mère Manning était capable d’être moins froide, et la voir dans cet état me fait plus que mal au cœur. Ce soir, j’ai l’impression que la barrière professionnelle s’est un peu cassée, mais surtout de connaître une autre facette d’Eleanor : celle d’une femme fragile, inquiète, celle d’une mère dépassée, qui n’a plus confiance. Et bon sang, je ne sais pas vraiment comment la rassurer, alors je me contente de lui dire que les enfants aiment leur mère, avant de la prendre dans mes bras, quand elle dit que ce n’est pas toujours le cas. Je sais qu’elle a raison, et je me contente de la serrer contre moi, et de caresser doucement sa chevelure, pour la rassurer. Cette proximité physique n’est pas habituelle, et je frissonne à plusieurs reprises. Nous restons quelques secondes, peut être même quelques minutes l’une contre nous, et nous continuons de discuter, calmement. Son état, et ces nouvelles dont elle a insinué la gravité m’inquiètent beaucoup, et ce qu’elle me dit ne me rassure pas vraiment, alors je me contente de laisser le silence s’installer, une nouvelle fois. Nous nous séparons, et je me remets à ma place en glissant sur le canapé, rabattant mes jambes sous mes fesses, et je m’adresse doucement à Eleanor pour lui dire que je suis là, si elle a besoin. Je ne suis pas quelqu’un de rancunière, et même si Eleanor est souvent froide avec moi, je ne le suis pas pour autant avec elle, j’imagine qu’elle a des raisons, et je suis curieuse de les connaître. Il y a une origine à tout, c’est mon père qui me l’a appris. Pas dans les mêmes circonstances, certes, mais quand même. Finalement, la vieille juge cange de conversation, et me propose de répondre à des questions de mon choix, et je me redresse en souriant, une idée me venant en tête. Je lui explique que c’est elle qui va me parler d’elle, et qu’elle peut me dire n’importe quoi. Je glisse doucement ma main sur son visage, tout en souriant alors qu’elle ferme les yeux, acceptant mon geste, me surprenant à nouveau. Je pose ensuite ma main délicatement sur ma cuisse, cachée de mon jean qui commence à devenir insupportable, et à me bruler la peau. Eleanor se racle la gorge, et commence ses explications, et je l’écoute, attentivement.[b] « Je suis née à Manchester, en Angleterre, j’ai deux petits frères et une petite soeur. Nos parents ont toujours été très stricts avec nous, la ligne de conduite ne devait pas être oubliée, sous peine d’avoir la punition du siècle. Tous les dimanches à la messe, je n’ai pas réussi à y échapper une seule fois. »[/b] Dès lors, je comprends mieux. Elle reproduit le schéma qu’elle a connu, c’est courant, mais pourquoi l’a-t-elle fait si elle l’a mal vécu à l’époque ? Je ne parle pas, et l’écoute. [b]« J’ai rencontré Philip lorsque j’avais vingt ans, on s’est mariés l’année d’après et j’ai mis au monde Jennifer le lendemain de mes 23 ans. Pour moi c’était la suite naturelle des choses, même si je n’ai jamais été sûre de véritablement aimer Philip. C’est un mari et un père admirable, mais pour le reste… » [/b]Je rêve ou elle est en train d’insinuer qu’elle ne fait pas l’amour avec son mari ? Cette révélation m’étonne, et me fait presque de la peine. Elle ne continue pas sa phrase, et je me contente d’imaginer. Elle n’aime pas son mari. Bon sang, c’est horrible, et je frissonne en y pensant. [b]« J’ai gravi les échelon dans mon métier tout en menant de front ma vie de famille et de mère, jonglant avec les absences à répétition de mon mari dues à son travail. Et puis les enfants ont grandi, Jennifer a été condamnée pour un crime qu’elle n’a pas commis, Raphaël a décidé de partir à l’autre bout du monde et Cassiopée rêve certainement de la même chose. »[/b] Je hoche la tête, en l’écoutant. Il faut dire qu’elle a raison, et que sa vie de famille aurait pu être plus parfaite quand même. Quand on y pense, c’est assez étonnant que sa fille aînée ai été condamné pour un crime en étant innocente, alors que sa mère est quand même une des juges la plus réputée du pays. C’est étrange, et même dégueulasse pour cette famille. Mais que dire ? Cette femme n’est pas dupe, et je sais très bien que Cassiopée risque de faire la même chose, elle en a marre, et je le vois sans cesse. [b]« Mon dernier petit bonheur en date c’est Maïly, j’essaie d’être présente pour elle du mieux que je peux, ce qui est horrible c’est que je vois sa mère, elle lui ressemble tellement… Ça a été un véritable choc d’apprendre la perte de ses parents. C’étaient mes meilleurs amis. »[/b] L’émotion semble l’envahir à nouveau, et je pose doucement ma main sur son genoux, lui montrant mon affection. Maïly est une petite fille adorable, et ce qu’elle a déjà vécu alors qu’elle est si jeune est horrible. Je me rapproche doucement de la femme, laissant quand même un minimum de distance entre nous, et reprend la parole. [color=#ff6666]« Je suis désolée… »[/color] Je baisse un peu les yeux avant de poursuivre. [color=#ff6666]« Vous avez vécu tellement de choses, ça m’en fou les frissons. »[/color] Je commence à user de mon pouce sur son genoux, et reprend la parole pour être plus précise. [color=#ff6666]« Eleanor… vous n’aimez pas votre mari ? Je peux l’écouter vous savez.. »[/color] Je soupire doucement, et recommence à parler, d’une voix douce. [color=#ff6666]« Vous êtes une femme forte, c’est remarquable, j’ai jamais vu ça. Vous pouvez être fière de ce que vous êtes, vraiment. »[/color] Je lui souris, tendrement, avant d’attraper le verre de vin pour terminer le fond qu’il restait, et le repose sur le guéridon.


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Vicky

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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Mar 7 Mar - 18:52

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Ce n’est pas dans mes habitudes de me confier comme ça à quelqu’un que je ne connais pas. Noemi est dans ma vie depuis quelques semaines à peine, je ne sais pas vraiment qui elle est, et je n’avais pas dans l’optique de lui dire non plus qui j’étais, et pourtant, je me retrouve là, assise en petite tenue dans ce canapé près de la jeune femme qui est à peine plus âgée que la plus jeune de mes enfants, et je me livre à elle. Je lui parle de ce qui a fait mon passé, ma rencontre avec mon mari, mes enfants, mon métier. Tout ce dont elle pourrait avoir besoin pour mieux cerner mon éducation et mon lien avec la petite Maïly. J’ai bien consciente que je suis rigide, et que je peux paraître la reine des coincées avec mes règles, mais c’est la seule chose qui me rassure. Je n’ai rien connu d’autre que ça. C’est comme ça que j’ai créé mon monde, et que je m’y retrouve. Noemi reste attentive à tout ce que je lui raconte, étrangement les morts sortent d’entre mes lèvres avec assez de facilité, je pense que le vin aide beaucoup. Je finis ma tirade par la perte de mes meilleurs amis, les parents de Maïly. Ils étaient très différentes de notre famille, de notre couple, et pourtant ils ne nous jugeaient pas. Avec eux j’étais sensiblement différente, plus encline à la discussion, plus joviale aussi. Je me permettais des choses que je ne me suis jamais permise chez moi. C’était un peu mon moyen d’échapper à mon quotidien que d’aller leur rendre visite. L’émotion me gagne et je tente de faire au mieux pour la retenir, parce que me laisser aller de cette manière, ce n’est pas moi. La jeune femme vient poser une main sur mon genou, à même ma peau, et je dois faire abstraction du frisson qui remonte le long de ma cuisse, même si ça s’avère compliqué. [color=#ff6666]« Je suis désolée… »[/color] [color=#9999ff]« Tu n’as pas à l’être. »[/color] C’est vrai, rien de tout ça n’est de sa faute après tout. Et puis, si tout ça n’était pas arrivée, elle ne serait pas là. [color=#ff6666]« Vous avez vécu tellement de choses, ça m’en fou les frissons. »[/color] Je me pince un peu les lèvres, esquissant un semblant de sourire sous son expression. Cette fille est naturelle, elle ne cherche pas à plaire, elle est juste ce qu’elle est, et bon sang ce que j’aurai aimé pouvoir ressentir ça un jour, un seul jour de ma vie. Me ficher totalement du regard des autres, de mon impact sur la société, de l’impact de mes mots ou de mes gestes sur les personnes qui m’entouraient. Je sais maintenant ce qui me gêne chez Noemi, c’est sa façon d’assumer pleinement qui elle est, et de faire les choses pour elle, et non pour les autres. Ce n’est pas une forme d’égoïsme, mais plutôt de liberté, et je l’envie, bon dieu que je l’envie. Elle joue de son pouce sur mon genou et je frissonne de plus belle, commençant à me sentir presque mal à l’aise de réagir aussi vite à ces petits gestes qu’elle m’offre, mais il faut dire que des marques de tendresse, je n’en ai pas eu depuis un moment. [color=#ff6666]« Eleanor… vous n’aimez pas votre mari ? Je peux l’écouter vous savez.. » [/color]Je fronce un peu les sourcils devant son raccourci un peu trop brutal à mon goût.[color=#9999ff] « Non Noemi. Ce n’est pas une question d’amour. Bien sûr que j’aime Philip. Mais c’est bien plus compliqué que ça. J’aurai eu tendance à te dire que tu comprendrais avec les années, mais je ne te le souhaite pas. Et puis, tu sembles être une jeune femme tellement passionnée, qu’une relation comme celle que je partage avec mon mari ne t’attendra jamais. »[/color] Je tends le bras sans réfléchir et laisse ma main caresser la joue de la jeune femme, tendrement, comme j’aurai pu le faire avec un de mes enfants. Mais ça semble pourtant si différent.[color=#ff6666] « Vous êtes une femme forte, c’est remarquable, j’ai jamais vu ça. Vous pouvez être fière de ce que vous êtes, vraiment. » [/color]Cette fois je laisse tomber ma main, cette dernière glissant malgré moi le long de son bras pour terminer sa course sur sa main, elle-même posée sur mon genou. [color=#9999ff]« Je ne sais pas si on peut être fier de soi quand on n’a jamais réussi à atteindre le but fixé par la race humaine. Le bonheur. On court tout après, mais même à mon âge, je ne suis pas sûre d’y avoir touché ne serait-ce qu’un tout petit peu. »[/color] Je hausse les épaules et mon regard accroche le sien de manière un peu plus intense. Je sens le malaise arriver et je mets fin à ce silence en retournant un peu la situation, rompant le contact de ma main sur la sienne sans pour autant lui demander de retirer la sienne. Je me racle la gorge et lui demande, essayant de rester le plus naturelle possible. [color=#9999ff]« Et toi alors, quelqu’un partage ta vie ? Enfin… tu es jeune, mais tu as peut-être un petit ami ? »[/color]
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Mar 7 Mar - 21:18

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Ce soir, j’ai la sensation qu’une barrière s’est brisée entre ma patronne et moi. Depuis mon embauche, notre relation était pour le moins… électrique, presque difficile. Enfin c’est un grand mot, un jugement lourd que de voir notre relation comme ça, mais je n’avais pas tout à fait tord, et je suis certaine qu’elle n’aurait jamais évolué si il n’y avait pas eu ce soir. Nos deux caractères sont différents, il faut le dire. Je suis spontanée, je ne réfléchis pas avant de parler, je suis bordélique, chiante ouais, presque sans gêne, absolument pas pudique, et cette femme est mon opposé total. Elle réfléchie trop, elle est cadrée, elle est calme, elle est très –trop- pudique, et dès lors, c’est logique que notre relation soit tendue. Mais ce soir, j’ai l’impression d’avoir une autre femme en face de moi, une femme nouvelle, presque neuve. Et mon dieu, c’est tellement agréable. Elle est contrariée, il faut le dire, et ne semble pas réticente à parler de son mal être, à se confier presque, et à me parler de choses presque intime. Enfin intime est un grand mot, mais en l’écoutant, je comprends bien rapidement qu’elle ne doit pas avoir de sexe dans sa vie, avec son mari, et bon dieu, j’sais pas comment elle fait. Je suis un peu l’opposée à nouveau, j’ai une vie sexuelle un peu trop étendue, et j’accumule parfois mes partenaires. Comme dirait une de mes amies d’enfance, je suis vaginalement sociable. Bon, je ne suis pas une pute non plus, mais voilà, j’en ai besoin, et je suis pas la seule dans le monde, j’en suis sûre. J’écoute attentivement la femme tourmentée, et à la fin, je pose doucement une main sur son genou, pour m’excuser. M’excuser de quoi ? Je n’en sais rien, mais je ressens le besoin de lui dire ces quelques mots, avant de partir sur autre chose. [b]« Tu n’as pas à l’être. » [/b]Je hausse les épaules, et poursuis ma pensée, en lui expliquant que ce qu’elle a vécu me fou des frissons, tant les choses sont nombreuses. On peut dire que cette femme a un lourd bagage derrière elle, c’est indiscutable, et difficile à imaginer. J’ai vécu beaucoup de choses moi aussi, mais ce n’est rien comparé à ce qu’à vécu cette femme. Bon, elle n’a pas le même âge, c’est vrai, mais ce qu’elle vit en ce moment doit être affreux. Je joue doucement de mon pouce sur son genou, la caressant doucement, ne voulant pas installer une gêne par une caresse trop forte, qui mettrait à mal ce moment de confidence. C’est quand même étrange ce soir, mais j’évite de me poser trop de questions, ça sert à rien. Cette femme n’aime pas son mari, du moins, c’est l’impression qu’elle en donne, et je n’hésite pas à lui faire remarquer, doucement encore une fois, pour ne pas la contrarier encore plus. Rapidement, elle m’explique. [b]« Non Noemi. Ce n’est pas une question d’amour. Bien sûr que j’aime Philip. Mais c’est bien plus compliqué que ça. J’aurai eu tendance à te dire que tu comprendrais avec les années, mais je ne te le souhaite pas. Et puis, tu sembles être une jeune femme tellement passionnée, qu’une relation comme celle que je partage avec mon mari ne t’attendra jamais. »[/b] Ses paroles me font sourire, et je n’ose imaginer le fond de ses pensées. C’est difficile à comprendre l’amour, je l’ai jamais vécu, et le peu que j’en vois bah… ça me donne pas forcément envie. L’amour ça a l’air de faire super mal, et j’aime pas avoir mal. C’est un peu enfantin de penser ça, mais c’est vrai. L’amour fait souffrir, ça fait pleurer, et même si le sentiment amoureux est quelque chose de merveilleux j’imagine, je n’ai pas envie de ressentir ça maintenant je crois. Je n’ai peut être pas croiser la bonne personne encore, ça doit être ça. M’enfin, j’évite de me dire qu’un jour, je vais devoir aimer, ça me fait tellement peur. La mère de famille tend son bras, et je sens sa main se poser sur ma joue, la caressant délicatement. Je ferme un instant les yeux, et respire, doucement, pour retenir les frissons qui me parcourent. Ma respiration est sifflante, et j’ouvre légèrement la bouche, pour expirer doucement, avant de prendre à nouveau la parole, pour lui faire remarquer qu’elle est une femme forte, et qu’elle doit être fière d’elle. Sa main quitte ma joue pour atterrir sur la mienne, et je souris, timidement. Mon pouce, qui caressait alors son genou, se relève doucement pour se mettre au dessus de son pouce, et je rougis, doucement. Pourquoi je rougis, ça j’en sais rien, et j’aime pas ça. Je secoue un peu la tête, pour enlever ce rouge de mon visage, et écoute Eleanor. [b]« Je ne sais pas si on peut être fier de soi quand on n’a jamais réussi à atteindre le but fixé par la race humaine. Le bonheur. On court tout après, mais même à mon âge, je ne suis pas sûre d’y avoir touché ne serait-ce qu’un tout petit peu. »[/b] Elle hausse les épaules, et je sens son regard nager dans le mien. Je frissonne une nouvelle fois, et penche un peu la tête pour réfléchir. Cette femme dit ne jamais avoir connu le bonheur, but de la race humaine, enfin un des buts. Mais qu’est-ce que le bonheur ? Personne ne le sait. Parfois, on a l’impression d’être heureux, et puis finalement, est-ce qu’on l’est vraiment ? Est-ce que c’est ça être heureux ? Personne ne peut le prouver, alors au final, le bonheur tel que nous l’imaginons est illusoire, et je suis certaine qu’il n’existe pas. C’est une pure utopie le bonheur, c’est inexistant de cette planète, il n’y a personne pour dire le contraire. Si le bonheur existait, on le saurait déjà, mais voilà, c’est un débat de tous les jours, et je pense que ce débat n’aura jamais de fin. Car chercher le bonheur, c’est souffrir, et qu’est-ce qu’un homme qui souffre ? Si ça semble excitant de se mettre à la quête d’une chose impossible, je pense surtout que ça ne sert à rien, et que ça fait plus souffrir qu’autre chose. Loin dans mes pensées, je ne prends même pas le temps de lui répondre, et reviens à moi lorsque je sens sa main quitter la mienne, prise d’un sursaut. Je relève la tête vers la rousse, et prend cette fois-ci la parole. [color=#ff6666]« Faut éviter de penser au bonheur je pense, ça sert à rien, personne ne sait à quoi ça ressemble. » [/color]Je baisse un peu la tête, soupire, et regarde ma main, posée encore sur la sienne. Eleanor se racle la gorge. [b]« Et toi alors, quelqu’un partage ta vie ? Enfin… tu es jeune, mais tu as peut-être un petit ami ? »[/b] Je suis prise d’un spasme, et ris, pendant quelques minutes, avant de me racler la gorge, et de m’excuser d’un sourire. Quelqu’un dans ma vie ? La blague. Je n’ai pas quelqu’un non, mais plusieurs personnes. Enfin, c’est un grand mot, c’est même pas du sérieux. Et puis un petit ami… je ne sais pas si je dois dire à cette femme que je me projette éventuellement plus avec une, qu’un. J’imagine que ça ne sert à rien, alors je décide de faire simple. [color=#ff6666]« Nan, et dieu merci. Enfin je veux pas dire que j’aimerais pas un jour… enfin ça me donne pas trop envie pour le moment. » [/color]Je glisse mon autre main dans mes cheveux. [color=#ff6666]« J’vous retourne pas la question hein cette fois ? Mais bon, j’ai l’impression que l’amour ça fait souffrir alors, j’me contente de pas souffrir, c’est simple je crois. Ou compliqué… j’avoue j’en sais rien. » [/color]Je soupire un peu, avant de poursuivre. [color=#ff6666]« C’est bien d’aimer ? J’veux dire… si on oublie la souffrance. »[/color] Je lui souris tendrement.


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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Mer 8 Mar - 19:23

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> J’ai du mal à accorder ma confiance, je ne peux pas dire que je fais confiance à Noemi, mais il doit bien y avoir un peu de ça pour que je me livre à elle de cette manière. C’est complètement inattendu, mais je crois qu’au fond ça me fait du bien. Serait-je en train de changer ? J’aimerai croire que c’est le cas, que je serai pour le peu d’avenir qu’il me reste un peu moins coincée comme le disent si bien mes enfants. La jeune femme me gratifie d’un compliment qui me fait plaisir, mais je ne suis pas d’accord avec elle et je ne tarde pas à lui dire, tout en lui expliquant le fond de ma pensée. Je ne sais pas si j’ai été vraiment heureuse, et pourtant je sais qu’on peut l’être. [color=#ff3366]« Faut éviter de penser au bonheur je pense, ça sert à rien, personne ne sait à quoi ça ressemble. » [/color]C’est étonnant sa manière de penser à son jeune âge. Normalement, à vingt cinq ans on est plutôt du genre utopiste, on a envie de découvrir le monde, d’aimer son prochain, de conquérir la vie et quérir le bonheur dans les petites choses du quotidien. Je prends le parti de ne pas relever sa phrase, peut-être que nous en reparlerons un autre jour, peut-être pas. En attendant, je choisis de rompre le silence en demandant à la jeune femme si elle a quelqu’un qui partage sa vie, hante ses pensées. C’est une forme de curiosité que je n’aurai jamais assouvie il y a encore quelques semaines, mais ce soir, je me laisse le droit d’être un peu plus intrusive dans la vie de la jeune femme. Après tout, elle sait beaucoup de choses sur moi désormais, je peux bien poser des questions moi aussi. Mais à peine ma question se termine que la jeune femme se met à rire, c’est naturel, et si son comportement me fait me raidir un instant, je finis par en sourire. Je ne me souviens pas avoir vu récemment Cassiopée rire de cette manière, aussi délibérément, et pourtant je trouve ça joli, une femme qui rit sans avoir peur du regard des autres. Je la vois secouer la tête une fois calmée, et elle me répond enfin. [color=#ff3366]« Nan, et dieu merci. Enfin je veux pas dire que j’aimerais pas un jour… enfin ça me donne pas trop envie pour le moment. »[/color] Je penche la tête sur le côté, curieuse, attendant qu’elle m’en dise un peu plus. J’apprends qu’elle n’a encore jamais connu l’amour, mais surtout qu’elle ne désire pas pour autant le connaître. [color=#ff3366]« J’vous retourne pas la question hein cette fois ? Mais bon, j’ai l’impression que l’amour ça fait souffrir alors, j’me contente de pas souffrir, c’est simple je crois. Ou compliqué… j’avoue j’en sais rien. »[/color] Elle soupire et je lui adresse un sourire tendre.[color=#ff3366] « C’est bien d’aimer ? J’veux dire… si on oublie la souffrance. »[/color] Je hoche la tête. [color=#9999ff]« Bien sûr que c’est bien d’aimer. Et au contraire, je suis sûre que tu sais très bien ce que c’est. L’amour ça ne concerne pas seulement le couple, on aime les gens de manière différente en fonction de nos liens, je pense avoir aimé mes enfants plus encore que mon mari, sans doute même un peu trop au point de les étouffer. Mon éducation se voulait idéale mais elle ne l’a pas été, je m’en fais une raison, ou du moins j’essaie. »[/color] Je me rends compte que je dévie de la question initiale, et m’y reporte. [color=#9999ff]« Tu as peut-être des frères et soeurs que tu aimes, ou des amis, ou même les enfants Eriksen… l’amour ne fait pas toujours souffrir. J’aime Philip et pourtant il ne m’a jamais fait souffrir. »[/color] Je lui souris, comme pour essayer de la rassurer. J’aime Philip, oui, mais je n’ai jamais connu l’amour comme certains le décrivent, celui qui est passionné, qui donne envie de se donner à cent pour cent. [color=#9999ff]« Mais tu as raison de ne pas te mettre en couple si tôt, tu es encore jeune, tu as le temps. »[/color] Je lui souris à nouveau et viens remettre délicatement une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, frôlant sa joue au passage, avant de laisser retomber ma main sur mes jambes. Le regard que nous échangeons dans le plus grand des silences est plutôt étrange, il est électrique, puissant. Quelque chose qu’on ne peut décrire, seulement vivre. Mon regard oscille entre ses yeux d’un bleu pur et puissant, et mes lèvres entre-ouvertes laissent échapper un souffle qui devient un peu plus rapide. Je ne sais pas ce qu’il se passe, je sais que je devrais mettre un terme à tout ça, à cette discussion, à ce silence, à cette proximité. Mais je reste là, à la regarder sans comprendre, sans savoir, attendant d’avoir la force nécessaire ou le déclic pour bondir hors du canapé et rejoindre ma chambre, mon lit, mon mari endormi. Mais en attendant je suis là, comme happée par ses iris brillantes.
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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Jeu 9 Mar - 17:06

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="http://68.media.tumblr.com/509eede3bcd22979c6cf6caa3d2fdb97/tumblr_inline_nm17abHid31sccn28.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> J’ai une spontanéité étonnante, que ce soit dans mes paroles, dans mes gestes, et même dans la compréhension. La plupart des personnes ne l’apprécient pas forcément, car cette spontanéité fait que je suis quelqu’un de très franche, j’ose dire les choses, je n’hésite pas une seconde avant, du coup, je suis quelqu’un d’honnête, un peu trop parfois. Ma façon de réagir est spontanée aussi, et clairement, je fais les choses jusqu’au bout. Quand je pleure, je m’effondre, quand je ris, j’en pleure, et quand je hurle, je casse les tympans. Je ne réfléchie pas, c’est comme ça, et je vis la vie à fond, à pleine dent comme on dit. Ce soir, ma franchise est mise de côté avec la vieille femme, et j’ai décidé de faire attention à ne pas lui dire n’importe quoi, vu son état un peu déprimé. Visiblement, ça porte ses fruits puisqu’elle est moins froide que d’habitude. A cause de l’alcool ou de mon comportement ? Je n’en sais rien. Le sujet de l’amour arrive rapidement, et la question qui tue aussi : est-ce que je suis prise ? Ma spontanéité prend le dessus, et à peine a-t-elle posée la question que déjà, je ris, à fond, me pliant presque. C’est nerveux, et je ne sais même pas pourquoi je fais ça en réalité, mais bon, j’me pose pas trop la question. Je tente de me calmer, et lui explique que je ne le suis pas, et que je n’ai pas envie de l’être pour le moment, et c’est vrai. Je profite de ma liberté, je couche, je sors, je fais ce que je veux, enfin presque, et clairement, je n’imagine pas partager ça avec quelqu’un pour le moment. Et puis l’amour, ça fait souffrir j’ai l’impression, et je n’hésite pas à l’avouer à la femme en face de moi, en soupirant. Je ne sais pas ce que c’est qu’aimer, et clairement… je m’interroge quand même. Est-ce que c’est bien ? Ou c’est nul ? J’ai besoin de m’y préparer, ça ne tardera pas. J’ai vingt-six ans, presque vingt-sept, et j’imagine qu’il va bien falloir que je me pose un jour. Mes parents adoptifs commencent un peu à me mettre la pression… je suis la seule qui n’est pas mariée dans la famille, et vu que c’est pas encore dans mes plans, ils paniquent un peu. Ils sont chiants pour être honnête. Je demande à Eleanor si c’est bien d’aimer, et elle hoche la tête. [b]« Bien sûr que c’est bien d’aimer. Et au contraire, je suis sûre que tu sais très bien ce que c’est. L’amour ça ne concerne pas seulement le couple, on aime les gens de manière différente en fonction de nos liens, je pense avoir aimé mes enfants plus encore que mon mari, sans doute même un peu trop au point de les étouffer. Mon éducation se voulait idéale mais elle ne l’a pas été, je m’en fais une raison, ou du moins j’essaie. »[/b] Je penche un peu la tête pour comprendre ce qu’elle essaie de me dire. Je vois un peu ce qu’elle veut entendre par là, mais moi, je parle d’aimer avec un grand A, le vrai quoi, parce que bon, pour moi, la famille, c’est pas vraiment de l’amour. J’ai des relations un peu difficiles avec eux faut dire. [b]« Tu as peut-être des frères et soeurs que tu aimes, ou des amis, ou même les enfants Eriksen… l’amour ne fait pas toujours souffrir. J’aime Philip et pourtant il ne m’a jamais fait souffrir. » [/b]Je hoche la tête. Quand je pense à l’amour, immédiatement, je me fis au sentiment amoureux, c’est lui qui me fou la trouille. L’amour fraternel ou amical, c’est pas vraiment de l’amour j’ai l’impression. [color=#ff6666]« Je crois que j’ai du mal à me dire qu’aimer, c’est pas forcément amoureux… »[/color] Je souris timidement, et Eleanor se remet à parler, et je l’écoute en penchant la tête. [b]« Mais tu as raison de ne pas te mettre en couple si tôt, tu es encore jeune, tu as le temps. »[/b] Je hoche la tête, et je lui donne un sourire réciproque. Sa main s’approche doucement de mon visage, et je ferme un instant les yeux, alors qu’elle replace doucement une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille, frôlant ma joue. Je rougis un peu, et lui souris, et plonge mes yeux dans les siens. A cet instant, je n’ai plus envie de parler, et nous nous noyons ensembles dans le regard de l’autre. Je lui souris, doucement, tendrement, presque timidement même, ne sachant pas vraiment ce qu’il est en train de se passer. Plongée dans les yeux de la vieille femme, ma main se soulève doucement pour venir caresser doucement sa joue, ne contrôlant plus rien à ce moment précis. Des frissons me parcourent, toute entière, et je m’approche calmement de la rousse, en continuant de caresser sa joue, sans dévier mon regard du sien. C’est comme si une force intérieure prenait la place de ma liberté de choisir mes gestes, et doucement, mon visage s’approche du sien, ma respiration se fait plus rapide, et mon cœur se met à bondir presque hors de ma poitrine. Ce qu’il est en train de se passer, je n’en sais rien, mais c’est fort, et j’ai jamais ressenti ça avant ce soir. C’est peut-être le vin, la fatigue, je n’en sais rien, et je n’ai pas vraiment envie de le savoir. Mes jambes frôlant les siennes nues, ma main sur sa joue ridée, je pose doucement mes lèvres sur les siennes, quittant son regard pour fermer les yeux. Le baiser se fait dans une lenteur incroyable, mais est d’une intensité énorme. Alors qu’une de mes mains est toujours sur sa joue, la seconde se glisse derrière la nuque de la femme, et je me retire de ses lèvres, avant de poser mon front contre le sien. Ça ne dure pas longtemps, et je repose mes lèvres sur les siennes, tendrement à nouveau, et ouvre à nouveau les yeux. Et c’est l’électrochoc. Merde. Je me surprends à frissonner à nouveau, et à paniquer, complètement, j’en tremble presque. Je me décale, d’un coup, et bondis hors du canapé pour me mettre debout en face d’elle. [color=#ff6666]« Je..je..je..je merde. »[/color] Les yeux qui sortent presque de leur orbite, je ne sais pas quoi dire de plus, et maintenant, j’ai envie de partir me cacher très loin. Putain Noemi, t’es trop conne.


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Vicky

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MessageSujet: Re: rp : noemor 2 - faire fondre la glace   Dim 12 Mar - 11:48

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<center><blockquote><center><link href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Parisienne" rel="stylesheet" type="text/css"><span style="font-family:'Parisienne', serif;font-size:20px;text-transform:normal;font-style:normal;">❝ faire fondre la glace ❞</span><br/><span style="font-family: 'Oswald', sans-serif;font-size:10px;text-transform:uppercase;font-style:normal;letter-spacing:2px;"><b>NOEMI & ELEANOR</b></span><br/></br/></center><img src="https://media.giphy.com/media/oEGT5o4gW6i9q/giphy.gif" width="190px" style="border:5px solid white; margin-right:10px; margin-bottom:0px;" align="left" /><div align="justify"> Notre discussion est très intéressante, j’apprends à connaître la demoiselle, et je me livre à elle comme si nous étions deux amies en train de faire connaissance. J’aime cette ambiance légère, je n’ai pas l’habitude de partager ce genre de chose avec des inconnus, parce que oui, Noemi est une sorte d’inconnue puisque je ne la connais que depuis peu. En plus de ça, c’est mon employée, mais si d’habitude j’aurai été du genre à faire attention à laisser une sorte de distance entre nous pour le côté employé/employeur, ce soir, je n’y pense pas. Je ne suis pas sûre que j’aurai été capable de faire ce genre de chose sans le vin que j’ai bu, mais toujours est-il que je me laisse aller à lui parler sans trop de filtre. Nous parlons de l’amour en règle générale, je souris de la voir aussi innocente sur certaines choses, les nouvelles générations sont si différentes, quand je pense à celle que j’étais quand j’avais son âge, j’étais déjà mère. [color=#ff6666]« Je crois que j’ai du mal à me dire qu’aimer, c’est pas forcément amoureux… »[/color] Je ris légèrement, je comprends ce qu’elle veut dire. Le sentiment amoureux est celui que nous cherchons toute notre vie. Je me sens aimée par mon mari, mais pas forcément de la meilleure façon qui soit. J’aurai aimé tellement plus, mais ne demande-t-on pas toujours trop ? Plus que ce que nous devrions ?

J’essaie de la rassurer en lui disant qu’elle a le temps, que rien ne presse, et je viens replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. Lorsque son regard accroche le mien, je me sens frémir sans trop comprendre pourquoi. Nos regards ancrés, le temps semble s’arrêter, se figer comme pour nous laisser apprécier le silence apaisant qui vient de prendre possession des lieux. Je n’entends plus que nos respirations rapides et mon coeur qui tambourine aux portes de ma poitrine. Son sourire appelle, le mien, à peine, sans doute pour nous rassurer que ce moment est agréable pour nous deux. A son tour, la jeune femme vient poser sa main sur ma joue et je ferme les yeux, appréciant le contact de sa peau incroyablement douce. Lorsque je réouvre les yeux, tout va très vite. Noemi est plus près de moi, très près, trop près. Je peux sentir son souffle chaud frapper mes lèvres de plein fouet, me laissant en bouche le goût sucré du vin qu’elle vient de boire. Je déglutis, ne sachant pas quoi faire, si je dois arrêter tout ça avant que ça ne devienne vraiment gênant. Mais je me sens paralysée, elle n’irait quand même pas jusqu’à… oh mon dieu. Ses lèvres viennent se poser sur les miennes et mon coeur rate une série de battements, c’est comme s’il s’était même arrêté. La douceur de son geste est impressionnante. Je ne bouge pas, j’en suis incapable, et mon coeur reprend sa course folle, battant jusque dans mes tempes, dans mes lèvres et jusqu’au bout de mes doigts. Le premier baiser est lent et infiniment doux. Sa main libre glisse dans ma nuque et je frissonne comme j’ai l’impression de n’avoir jamais frissonné. Une chaleur infinie me submerge et je ferme les yeux lorsque Noemi vient poser son front contre le mien. Je suis à bout de souffle, mon cerveau est complètement déconnecté. Mais lorsqu’elle vient poser à nouveau ses lèvres contre les miennes, je sens un tsunami à l’intérieur de tout mon corps. J’ai l’impression d’exploser sous un flot de sentiments aussi puissants que contradictoires. Je deviens folle. Heureusement, la jeune femme prend conscience de ce qu’il se passe et elle s’écarte violemment, brisant cet instant de latence aussi agréable que complètement inappropriée. Elle bondit du canapé et je viens poser mes pieds sur le sol, le souffle rapide, je prends mon visage entre mes mains. [color=#ff6666]« Je..je..je..je merde. »[/color] Je prends conscience de ce qui vient de se passer et je ne comprends pas comment j’ai pu la laisser faire. Une femme, je viens de me laisser embrasser par une femme. Pire que ça, elle a l’âge d’être ma fille, et c’est mon employée. Combo gagnant. Les yeux dans le vague, je tourne en rond et passe mes mains dans cheveux, tentant de réprimer toutes les sensations inédites qui se sont emparées de moi. Je m’arrête soudainement, pose mes mains sur mes hanches, la tête relevée et les yeux au ciel, je souffle un grand coup avant de me racler la gorge, puis je repose mon regard sur elle, une fraction de seconde tellement, je suis incapable de plus. [color=#9999ff]« Tu devrais aller te coucher. »[/color] Ma voix est redevenue plus froide, mais bien moins posée par contre. Je la sens un peu tremblante, je n’arrive pas à croire que je l’ai laissée faire une chose pareille. Je suis en train de partir en vrille. Complètement. Je pince mes lèvres et la regarde hocher la tête sans me regarder, avant de quitter mon bureau sans demander son reste. Une fois seule, je sens une compression étrange de ma cage thoracique. Je viens passer le bout de mes doigts sur mes lèvres, perdue. Le vin, c’est fini, et je ne sais même pas si je vais réussir à me regarder dans la glace après ça. Je monte dans ma chambre et me glisse sous les draps, dos à Philip. Cette nuit, je ne vais pas fermer l’oeil.
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