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 story of elly

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Mathilda
RANG VOILA JE SAIS PAS QUOI DIRE
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Activité : 325
Date d'inscription : 14/11/2013
Age : 18
Localisation : Les cieux

MessageSujet: story of elly   Mar 16 Mai - 19:06


Elly Peterson
la seule façon d'accomplir est d'être
who is (s)he ?
ft. emma watson

surnom(s) ⇒ plus communément, je suis Elly. C'est presque devenu mon identité maintenant, c'était mon nom d'actrice et la majorité de mon entourage m'appelle comme ça. Eliana n'est présent que sur mes papiers d'identité et chez mes parents.
âge, date & lieu de naissance ⇒ née le treize aout mil-neuf cent quatre-vingt sept, à Seattle. J'ai vingt-neuf ans et la trentaine arrive bien trop vite.
métier/études ⇒ je suis partie étudier à New York dans la prestigieuse école Juilliard dès mon diplôme de fin d'étude, une chance pour moi. Je suis devenue actrice par la suite, mais j'ai été contrainte d'arrêter ma carrière une bonne fois pour toute il y a quatre ans, à la naissance de ma fille. Maintenant je ne fais plus rien d'ambitieux, occupant mes journées avec la prunelle de mes yeux. Une carrière rompue par l'arrivée d'un enfant. Un changement brutal. Je peins aussi, depuis mon adolescence, et j'hésite à essayer de vendre mes tableaux, pour avoir un peu plus d'argent à la fin du mois. Pour mieux vivre.
statut civil ⇒ célibataire, que dis-je, mère. ma fille ne me laisse pas le temps de vagabonder ou de rechercher la perle rare, je pense que je n'ai pas besoin d'un problème de plus dans ma vie. Être seule, c'est très bien aussi.
orientation sexuelle ⇒ je ne me suis jamais réellement posée la question, je suis tombée amoreuse d'homme, de femme. Je laisse faire la nature, le destin.
groupe ⇒ free spirits.

aspiration ⇒ Les poils du pinceau glissant sur la toile blanche, mon imagination succombe à ses désirs en créant, un nouveau tableau, une nouvelle fois. L’art est un domaine que j’affectionne particulièrement, peut-importe son domaine, les toiles me font voyager, l’art de la mise en scène a fait de moi celle que je suis aujourd’hui, l’art de jouer, l’art d’être une autre pendant un temps imparti, l’art de l’écriture, de penser par les mots. L’art canalise mon énergie, mon attention, et ma concentration aussi. L’art fait parti de mon quotidien, et je ne pourrais pas vivre sans, c’est une partie de moi. Mes créations sont le reflet de mon âme aussi troublée soit-elle.
who are you ?
sheepirl

prénom ⇒ mathilda.
âge ⇒ bientôt dix-huit. :18:
pays ⇒ france.
comment as-tu connu Fogged Up ? ⇒ je me suis raccrochée au projet. :3:
pourquoi cette inscription ? ⇒ parce que j'aime mes compatriotes. :excited:
validation histoire ⇒ prout.
i think therefore i am
⇒ née à la cité émeraude, une nuit d'été dans une famille plutôt aisée, mais mon arrivée n'était pas arrivée. des parents aimants, de l'argent, je ne manquais de rien. peut-être bien d'une soeur avec qui jouer, les heures d’ennuis étaient bien trop nombreuses.

⇒ passionnée par le dessin depuis bébé, je suis passée par tout les domaines avant de trouver celui qui me convenait pour ma carrière. l'art de l'écriture, l'art de la peinture, l'art du jeu de rôle. tu veux faire quoi elly ? je veux être actrice, une évidence pendant l'année de l'âge de raison, et je me suis battue corps et âme pour réussir ma vocation. aujourd'hui, cela n'a servi à rien.

⇒ grande lectrice, je m'intéresse tout particulièrement aux romans classiques, qui ont baigné mon adolescence pleine de doute, passant de Victor Hugo à Molière, à travers les différents styles et genres, l'écriture de ces auteurs me séduisait. Jean-Paul Sartre est un de mes auteurs préférés, que dis-je, il est mon dieu de la littérature, ses pensées me séduisent, son travail également.

⇒ une adolescente tourmentée, par des sentiments contradictoires qui brisaient mon âme innocente, des sentiments de haine, de trahison, et puis l'amour qui m'a détruite à plusieurs reprises. Une période difficile, sans présence, l'ambition m'a permis de la traverser et d'éviter de justesses ce qui aurait pu me faire sombrer. Une simple motivation, un seul voeu d'avenir, la magnifique ville qui ne dort jamais et une école qui illuminait mes rêves. Juilliard, un rêve d'avenir, qui deviendra réalité.

⇒ mes dix-sept ans, une lettre qui annonce des larmes de joies sur mon visage, j'ai réussi. j'ai passé les auditions pour la prestigieuse Juilliard School quelques mois auparavant, et voici maintenant les résultats. Admise, dans la section d'art dramatique, à un jeune âge, une opportunité qui s'offre à moi. Un billet d'avion, une modeste somme d'argent et me voilà émancipée, direction la liberté, le rêve, la Grosse Pomme.

⇒ mon succès est triomphant et à mes dix-neuf ans, je reçois un césar du meilleur espoir féminin pour mon premier rôle dans un film hollywoodien. Une véritable chance, une somme d'argent en conséquence sur mon compte en banque. Une fierté sans égard, un point de non-retour. La vie, c'est maintenant.

⇒ de retour sur le continent, je ne tarde pas à m'installer dans la cité des anges pour un tournage, je suis invitée à une émission pour m'interviewer, pour la télévision. La robe bleu nuit bien ajustée, les talons hauts sont de sortie, et je suis élégante, charmante, charmeuse aussi. C'est à cette émission que je la rencontre, elle, cette femme dont la réputation est connue dans le pays, Eden Lewis. En pensant à son prénom, je frissonne, mais quand mon regard se pose sur le sien, la chair de poule s'invite sur mes bras.

⇒ avez-vous déjà senti votre coeur qui s'échappe de la poitrine, des frissons dès que vous apercevez la personne, un sourire niais apparaissant sur votre doux visage ? C'est exactement ce que je ressentais quand je posais mon regard sur son corps bien plus mature que le mien. Un coup de foudre physique et psychologique, une relation idyllique de quelques semaines. Et une faute, une seule, celle de partir, la laissant derrière moi. Un caractère à la noix contrastant avec mon innocence, ma naïveté. Une rupture, puis la fuite, pour essayer de l'oublier.

⇒ un tournage terminé, un film diffusé sur le continent, une nouvelle vague de fierté qui me submerge. Mon succès se diffuse pendant de nombreuses années, quatre pour être précise. Les œuvres se succèdent, ma cagnotte financière augmentant à chaque sortie de film. Un simple coup de fil l'année de mes vingt-quatre ans, et c'est la chute, le déclin d'une vie si parfaite, deux décès de personnes chères pour moi. Adulte orpheline, je suis contrainte de retourner à Seattle, quittant la cité des anges pour retrouver mes anges décédés. Dure retour à la réalité.

⇒ un besoin d'évasion, de changement, de nouveau départ, direction la ville du Golden Gate. Fêtant ma vingt-cinquième année, je n'hésite pas une seconde à m'offrir les plaisirs de l'alcool, avec pour unique but d'oublier mes problèmes, ne me doutant pas que j'allais en créer de nouveau. Un réveil dans le lit d'un jeune étudiant, une nuit oubliée, un ovule fécondé.

⇒ une découverte pendant un de mes tournages, une grossesse déjà bien trop entamée, quatre mois déjà et un ventre qui gonfle en une nuit. Contrainte de quitter les plateaux où je monte mon premier film en urgence pour vivre ma grossesse, ne me doutant pas que ma carrière touche à sa fin. Une perte d'argent à cause d'un investissement qui ne touchera jamais son but, plus un sous, un modeste appartement, un enfant qui ne tardera pas à naître. Que vais-je faire de ma vie.

⇒ le doux cri de la vie hurlant dans mes oreilles, tendant mes bras pour attraper ma fille, enfin là. Offrir la vie est la plus belle chose qui soit. Prête à faire des sacrifices pour elle, à sourire pour elle. Un sentiment de culpabilité qui me ronge, un sentiment maternel neuf, une situation bien trop difficile à assumer pour une jeune femme de vingt-quatre ans. Ma fille dans mes bras, je prononce doucement son identité, l'invitant à aimer la vie que je lui offre, autant que je l'aime, elle. Zélie.

⇒ les premiers mois d'un nourrisson sont souvent difficiles pour les parents. que dire dans une monoparentalité, d'un enfant non désiré. Sa bouille de bébé est tendre, captivant mon amour sur elle à peine produit-elle un son. Contrastant avec son visage hurlant, ses chaudes larmes sur ses joues en plein milieu de la nuit, mon impuissance. Mon sein tentant de la nourrir, elle qui le refuse, sombrant à mon tour dans des larmes, de fatigue, d'amour mais aussi de haine envers ce bébé qui ne veut pas se taire. Une incompréhension quotidienne les premiers mois, personnes ne pouvant me rassurer. Devenir mère sans avoir la présence réconfortante de notre propre mère n'est pas une chose facile.

⇒ et puis l'enfant qui grandi, la mère aussi, l'envie d'une nouvelle vie. Le besoin de s'aérer, de voyager. Mon pinceau en main, mon aquarelle naît à chacune de mes pensées, une passion laissée au profit de mon jeu d'acteur, désormais terminé. La revoilà qui s'impose telle une évidence pure, dans une vie où les couleurs sont bien trop sombres.

⇒ les années passent, le nourrisson devient bambin, puis ne tarde pas à vagabonder sur ses deux jambes, découvrir l'utilité du langage, de la relation avec l'autre. Un an, deux ans, trois ans, quatre ans. Parfois le temps m'empêche de réfléchir, il avance bien trop vite. La trentaine approchant, le souvenir de mes vingt-ans est bien loin derrière moi, et une certaine nostalgie semble s'installer, prise de remord. Actrice faisant rêver les jeunes filles en manque de vocation, une sensualité sans limite, un succès international. Qui suis-je dix ans après. Une femme, une mère, une peintre qui ne gagne pas sa vie. Une carrière brisée par l'arrivée d'un bébé, une cagnotte perdue pour un projet non réalisé. L'être était à vingt-ans, le néant l'est à trente ans.


Code:
<pris>emma watson ⇒</pris> elly peterson
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MessageSujet: Re: story of elly   Mar 16 Mai - 19:06


Story of my life
Maybe everyone can live beyond what they're capable of.

Il est impossible de dire que nous sommes réellement satisfaits de notre vie telle qu’elle est au présent. La tête de la petite fille sur ma poitrine, sa main potelée dans la mienne, j’en viens encore à me demander si elle est vraiment heureuse avec moi, dans cet appartement où l’humidité règne et où nous sommes encore obligées de dormir ensembles, l’une contre l’autre, comme lorsqu’elle était bébé. Son parfum d’ange contre la chaleur de mon corps, la fillette se réveille doucement, et je ne peux m’empêcher de lui sourire et de caresser sa chevelure brune, tandis qu’elle suçote encore son pouce. Si elle semble pour le moment heureuse et émerveillée avec moi, je ne sais pas ce qu’il adviendra lorsqu'elle grandira. Sans figure paternelle, juste avec sa mère et pas un rond, à se dire certainement qu’elle n’était pas prévue dans l’avenir de sa mère. C’est si triste à dire, mais c’est si vrai. Zélie n’était pas prévue dans ma vie, je ne voulais pas d’enfant, mais maintenant qu’elle est là, je ne peux pas imaginer ma vie sans elle. Elle est ce rayon de soleil qui illumine la pluie de nos vies, et ses yeux bleus sont l’océan dans lequel je plonge quand je doute encore de notre avenir. Me redressant dans mon lit aux draps parme, la petite fille se rallonge et je glisse doucement la couverture sur son corps, l’incitant à dormir. Nous sommes à l’aube, et il est bien trop tôt pour qu'elle se lève. Même si je sais qu’elle a fait ses heures de sommeil, je préfère prendre soin d’elle. Glissant mes pieds dans mes chaussons en attrapant un pull trop long, je me lève afin de commencer une nouvelle journée. Un dernier baiser sur le front de ma fille, et me voilà déjà en direction de la cuisine pour préparer notre petit déjeuner. Mon premier reflex est de me prendre un café, qui j’espère, réussira à me maintenir éveillée jusqu’à ce soir. En ce moment, je dors peu, certainement contrariée par l’état dans lequel je vis. Une mère célibataire, un appartement miteux, un compte en banque quasiment vide, plus de famille. Depuis quatre ans déjà, ma vie est devenue une véritable tragédie à la Œdipe, c’est indéniable. Ouvrant doucement les volets, je suis ravie de voir qu’une fois de plus, le soleil sera avec nous aujourd’hui. C’est ce que j’apprécie dans cette ville, contrairement à d’autres. Le soleil est souvent là et il nous réchauffe autant physiquement que psychologiquement. Les fesses contre le rebord du plan de travail et la tasse de café portée à mes lèvres, une tête brune apparait en face de moi, réclamant sa tasse de lait. Je me retourne pour attraper une tasse conçue pour les enfants de son âge, et verse le lait dans cette dernière, en ajoutant un peu de sucre vanillé à la préparation, comme elle l’aime. Je m’accroupis à sa hauteur pour la prendre une nouvelle fois contre moi pour le traditionnel câlin du matin et la journée peut enfin commencer.

Reprendre ma vie en main est un objectif que je me donne depuis la naissance de ma fille mais pour le moment je dois me rendre à l’évidence que mes efforts se sont aboutis en échec. Ancienne actrice, mes récentes auditions ont été catastrophique à cause de mon passé qui semble me rattraper. Une actrice qui tombe enceinte en plein tournage, qui abandonne son projet cinématographique à quatre scènes de la fin, une actrice qui sera obligée d’emmener sa progéniture de quatre ans sur les tournages avec elle. Autant dire que je n’ai plus le profil idéal pour ce métier, et je commence seulement à accepter que le jeu de rôle, c’est terminé pour moi. Il ne me reste que la solution de la reconversion mais le domaine est encore à choisir. Je suis une artiste et autant dire que ce domaine professionnel, ce n’est certainement pas ce qui me permettrait de gagner ma vie et de subvenir aux besoins de ma fille et de moi-même, au second plan. Épluchant depuis quelques semaines les demandes d’emplois, j’ai récemment contacté une personne qui recherchait quelqu’un pour écrire un bouquin. Passionnée par l’écriture, je n’ai pas hésité une seconde à me proposer, et à ma grande surprise, j’ai été retenu. Mon rendez-vous est fixé pour quatorze heures, et je décide de déposer Zélie chez sa babysitter un peu avant midi afin de me préparer calmement. En soit, la femme est aveugle et elle ne verra sans doute pas l'effort vestimentaire, mais je prend soin de me parfumer un peu plus de d’habitude, et à mettre un tshirt avec des sequins afin de développer son toucher, si jamais elle veut m’effleurer. Je ne sais pas vraiment comment réagir, je ne connais personne sans la vue, et c’est difficile d’imaginer pour moi.

Arrivant sur le lieu du rendez-vous, l’assistance, une certaine Jamie m’invite à entrer. Je la suis, et quand je vois la femme, je tombe de haut. Eden Lewis, une célèbre animatrice de Los Angeles avec qui j’ai eu une relation dix ans plus tôt. Une femme que j’ai fuie, et qui m’a un peu détruite aussi. La douleur de l’avoir en face de moi, et celle de découvrir ce qu’elle est devenue désormais. De savoir que la femme aveugle, c’est elle. Dure réalité qui fait remonter le passé du cœur. Elle tend sa main vers moi, et je la lui serre, doucement. Je suis quelqu’un d’assez tendre et j’ai l’impression que je dois l’être avec cette femme plus que les autres. « Bonjour mademoiselle, je vous laisse prendre place et commencer à lire un de vos écrits. » Je lui adresse un doux sourire qu’elle ne peut voir, m’assoie sur un fauteuil en face d’elle et la contemple quelques instants avant de commencer à lire mes écrits, préparés spécialement pour cet entretien. Pendant ce court instant de lecture, j’ai l’impression d’être à nouveau dans ma peau d’actrice, et je prends plaisir à lire les phrases lentement, à offrir à chaque mot une sonorité différente. A la fin de mon temps de parole, je m’adresse enfin à elle personnellement, pour me présenter. Je ne veux pas la brusquer, elle m’a certainement oublié et ça ne m’étonnerait pas. Ça me blesserait peut-être, mais à quoi bon, si je suis partie, c’est de ma volonté. « Je m’appelle Eliana, mais vous pouvez m’appeler Elly. J’espère sincèrement que mon travail vous plait. » Je respire doucement. Si cela ne se ressent peut-être pas, mais je suis vraiment nerveuse, ce job est celui de la dernière chance.
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