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 story of noey

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Mathilda
RANG VOILA JE SAIS PAS QUOI DIRE
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Date d'inscription : 14/11/2013
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MessageSujet: story of noey   Mar 16 Mai - 21:26


Noey Kennedy
The unexamined life is not worth living.
who is (s)he ?
ft. lauren german

surnom(s) › Noey est déjà bien assez court. Mon mari me surnomme poupée, ce qui est insupportable aussi.
âge, date & lieu de naissance › trente-cinq ans, je suis née à la Nouvelle Orléans, le vingt-sept juillet mil neuf cent quatre-vingt un.
métier/études › j'ai terminé mes études de médecine à l'âge de vingt-huit ans, et je suis aujourd'hui hématologue à l'hôpital.
statut civil › mariée depuis neuf ans à un homme adorable, non pas par choix mais par obligation. je devrais devenir veuve incessamment sous peu. Désormais libre par demande de mon mari, mon coeur est prêt à s'ouvrir, mes cuisses aussi.
orientation sexuelle › homosexuelle, mais c'est enfoui très loin dans mon esprit, et j'aimerais que ça évite de remonter à la surface. Inacceptable dans ma famille, d'où mon mariage. Et puis de toute façon, James a réussi à me satisfaire jusqu'à maintenant.
groupe › misguided ghosts.

aspiration › La vie ne tient qu’à un fil, et je préfère en profiter, plutôt que de chercher une véritable aspiration. Parfois c’est l’amour, parfois la gloire dans mon métier, puis la liberté. Je ne sais pas réellement pourquoi j’existe, ni quelle est ma quête dans ce monde en destruction, je me contente de vivre, simplement. Ou survivre.
who are you ?
sheepirl

prénom › mathilda.
âge › je ne suis pas innocente. :chaton:
pays › j'aime les baguettes.
comment as-tu connu Fogged Up ? › j'en ai rêvé. :hehe:
pourquoi cette inscription ? › j't'en pose des questions ? Rolling Eyes
Don’t judge, understand instead.
› Née à la Nouvelle Orléans, je suis l’unique fille d’une fratrie de sept enfants, je suis la petite dernière. Désirée du plus profond du cœur de ma mère, j’ai eu une enfance joyeuse, peut-être même un peu trop. Choyée par ma famille, protégée par mes frères aînés, c’est une éducation plutôt machiste que j’ai reçu, prise pour une innocente tombée du ciel, une fragile qu’on doit protéger.

› Sans doute ma force de caractère vient de là, mais je ne me laisse pas faire, et je suis très impulsive. Si quelque chose me dérange, je n’hésite pas à ouvrir ma belle gueule pour le faire comprendre, d’autant plus que je n’ai pas pu le faire gamine. Je ne supporte pas de me sentir en infériorité à cause de mon sexe. Cependant, je suis vraiment très soumise avec ma famille, peut-être même trop d’ailleurs, même si j'ose dire de plus en plus ce que je pense.

› Avoir six frères m’a valu d’être un véritable garçon manqué quand j’étais petite, ne supportant pas les jupes ou les robes à fleur de ma tendre mère. Non, moi ce que je voulais, c’était m’habiller comme ceux que je prenais pour des chevaliers, je voulais jouer aux petites voitures et non à la poupée, mais avant tout, je voulais être prince charmant et non une princesse. J’en rigole aujourd’hui, et les photos montrent très bien ce côté-là. Sur les photographies où j’apparais en robe, j’ai une mine boudeuse, les bras croisés. Je ne comprenais pas cette distinction féminin/masculin, et aujourd'hui encore, je ne supporte pas ça.

› Sans doute n’aurais-je jamais voulu voir ça. Je me souviendrais de ce jour toute ma vie, j’étais en vacances chez ma cousine germaine ce jour-là, et j’avais été obligé de m’absenter pour partir chercher son petit frère au centre aéré. En revenant chez elle, c’est son corps froid que j’avais retrouvé, pâle, mes hurlements aillant transpercés la pièce à l’instant même. La piste de l’assassinat était devenue la plus potable, des traces de morsures dans son cou, son corps vidé de son sang. L’affaire est aujourd’hui encore non élucidée.

› J’ai déménagé à San Francisco avec ma famille quand j’avais dix-sept ans, à cause du travail de mon père, et de l’envie de ma mère de découvrir l’Ouest et les côtes pacifiques. Un véritable déchirement d’abandonner mes amis, je l’ai bien fait comprendre à mes parents après ça. C’est une façon aussi de vivre un nouveau départ, loin de l’Etat dans lequel a été retrouvée ma cousine, assassinée.

› Dans ma famille, suivre des études exemplaires et de renommées est de mise. C’est d’abord par obligation que j’ai commencé mes études de médecine, puis rapidement, je me suis rendue à l’évidence que c’était ce que je voulais faire de ma vie. Une hésitation avec le métier de pompier, finalement, cela s’en rapproche.

› Prête à faire des sacrifices pour ma famille, j’ai accepté de me marier à l’âge de vingt-six ans à Peter Kennedy, un garçon de bonne famille. Nous nous apprécions depuis plusieurs années déjà, mais pas d’amour entre nous, loin de là. Un mariage parfait et un poil trop romantique pour moi.

› J’ai été diplômée de médecine hématologique à l’âge de vingt-huit ans, et embauchée dans le Laguna Honda Hospital de San Francisco quasiment aussitôt. Une spécialité que je n’ai pas choisie par hasard, passionnée par l’univers de la biologie et de l’hématologie. Le sang, ses secrets, mais aussi ses détresses, ses faiblesses, j’adore ça.

› Si mon couple est arrangé, nous ne nous privons pas pour autant, et la fidélité est un de nos maîtres mots. Dès lors que l’un est infidèle, l’autre sait très bien qu’il doit le mettre à la porte. C’est pour cette raison que je n’ai jamais trompé mon mari. Il me satisfait d’ailleurs très bien, jusqu’à maintenant. Mais depuis quelques mois, c’est un peu compliqué, et mes doigts sont devenus mes meilleurs amis.

› Je ne suis pas l’épouse parfaite, loin de là. Je ne sais absolument pas cuisiner, c’est une véritable calamité. L’unique fois où j’ai essayé de faire un repas copieux pour monsieur, cela s’était transformé en une belle intoxication alimentaire, avec trois jours cloués au lit. Depuis, nous sommes adeptes des plats à commander, et nous avons embauché un cuisinier. Je ne fais pas le ménage, j’en ai horreur, et quelqu’un d’autre le fait à ma place. Finalement, j’ai un peu une vie de princesse, à ne rien faire à la maison, mais c’est très bien comme ça.

› J’ai découvert ma stérilité à l’âge de trente ans. Je ne voulais pas d’enfant, Peter le sait très bien, mais je m’en suis rendue compte un peu par hasard, lors d’un don de mes ovocytes, qui malgré les traitements hormonaux, n’ont jamais pointé le bout de leur nez. Si je l’ai plutôt bien pris, mon mari a été un peu déçu, puisqu’il espérait un changement d’avis de ma part sur la question. Il a commencé à me parler d’adoption, et je préfère ignorer le sujet depuis.

› C’est à l’âge de trente-et-un ans que mon couple bascule, notre bonheur et notre équilibre aussi. La fatigue de mon mari s’accentuant de jour en jour, c’est après un malaise un peu brutal qu’il est admis à l’hôpital, sous ma demande. Des examens approfondis, et nous lui découvrons une forme rare de leucémie aigüe, et son pronostic vital est depuis engagé. De nombreuses séances de chimiothérapie, même si je sais de par mon métier qu’il ne va jamais s’en remettre. Une première greffe de moelle rejetée par son corps, puis une deuxième. L’espoir de guérison est désormais vain, et il devrait partir d’ici quelques mois. Une situation que j’ai encore du mal à accepter, car même si il n’est pas mon mari dans mon cœur, je tiens quand même énormément à lui.

› Vivre avec un homme mourant n’est pas facile, et je ne peux m’empêcher de m’inquiéter, tous les soirs à l’heure du coucher. Et si il ne se réveillait pas demain matin ? Je sais très bien que je vais être libre sur le papier très bientôt, et savoir qu’un jour, cette place dans le lit sera froide me donne des frissons.

› Je sais très bien que Peter m’aime d’un amour sincère, même si ce n’est pas réciproque, et sa dernière preuve d’amour m’a touché au plus profond du cœur. C’est en me prenant la main un soir qu’il m’a fait sa plus belle déclaration, et le plus beau des cadeaux. Une demande, celle de vivre ma vie, de commencer à m’habituer à son départ prochain, me demandant presque de lui être infidèle, pourtant contraire à notre promesse. Il a demandé à ce que je prononce le divorce, mais j’ai refusé, par respect mais surtout par remerciement. Je serais sa femme, jusqu’à la mort, tels sont les mots prononcés devant l’autel il y a neuf ans.

› Depuis que je sais qu’il ne m’en voudra pas si je lui suis infidèle, d’autant plus que nous n’avons plus de relations ensembles depuis quelques mois, mon homosexualité semble remonter à la surface. Je m’autorise enfin à loucher sur des jeunes femmes dans la rue, et à draguer les nouvelles internes à l’hôpital. Malgré tout, j’aimerais éviter de me laisser aller dans les bras de n’importe qui, par respect pour mon mari.

› Si je ne sais pas réellement ce que je suis encore aujourd’hui, le probable décès de mon mari m’oblige à y penser. Que vais-je faire quand il ne sera plus là, je n’en sais rien. Je ne m’engagerais plus jamais, j’en suis certaine, et je m’oblige à y réfléchir, à trouver une raison à cela. Peut-être par respect de sa mort et de notre mariage, bien qu’arrangé, mais en réalité, c’est sans doute bien plus profond que ça. Les mariages sont toujours un échec, ça ne manque jamais, je l’ai bien vu. Sur mes six frères, quatre ont déjà divorcé, et seulement deux réussissent à supporter leur femme. Mariage arrangé pour eux aussi d’ailleurs, puisque je sais très bien que le garçon cadet de la famille est homosexuel. Il refoule, ou bien mène une double vie, je n’en sais rien, mais il ne veut pas m’en parler.


Code:
<pris>lauren german ›</pris> noey kennedy
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MessageSujet: Re: story of noey   Mar 16 Mai - 21:27


Story of my life
All the world is made of faith, and trust, and pixie dust.

Le corps fatigué allongé dans le lit conjugal, mes yeux peinent cependant à se fermer, sans doute mon esprit étant rongé par l’angoisse de ces dernières semaines. Les dernières analyses de sang ne mentent pas, et je sais plus que personne que Peter ne tiendra pas jusqu’à la fin de l’année, et que nous venons de vivre notre dernier nouvel an ensemble, son corps chaud contre le mien. Cela fait maintenant quatre ans que nous savons qu’il est malade, mais l’espoir de guérison était encore présent jusqu’à noël. Une première greffe il y a deux ans, après l’échec de la chimiothérapie, et le résultat désastreux quelques semaines plus tard. La maladie, toujours là, plus puissante que jamais, et qui rejette les cellules saines offertes par un donneur anonyme et compatible, aussi rare soit-il dans ce monde. L’échec du traitement, de la greffe de moelle osseuse, nous obligeant à penser autrement. Le début d’une nouvelle série de chimiothérapie, puis l’essai d’une seconde greffe, qui ne prendra pas non plus. Je me dis parfois que c’est le destin, mais surtout que le malheur s’abat encore une fois sur cette famille, aillant déjà perdu un membre dans un attentat abominable. Attentat de la vie, cette fois-ci, qui malgré les batailles, refuse la paix. L’arrivée d’une mort prochaine m’oblige à penser autrement désormais, il est temps pour moi d’être l’épouse dont il a toujours rêvé, afin qu’il puisse vivre ses derniers instants dans le bonheur, dans un foyer heureux et apaisé.

Tourné vers la fenêtre où apparaissent dans le ciel un milliard d’étoile, c’est les bras de mon mari autour de ma taille qui m’oblige à quitter cette vision magnifique, pour me tourner vers lui, en me redressant un peu dans le lit. Je glisse mes doigts sur l’interrupteur de la lampe de chevet, lui demandant si tout va bien. « Pete, ça va ? » Il n’est plus tactile avec moi depuis l’annonce de la mort, et je ne peux lui en vouloir, c’est compréhensible. Il se redresse à son tour, et m’attrape la main, m’obligeant à ressentir une vague de frisson, tant sa main est froide. « Chérie, j’ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi. » Je fronce un peu les sourcils, en attente d’une réponse plus précise. Il sait très bien que je fais de mon mieux pour le satisfaire, pour écouter ses demandes, et ce soir encore, j’espère accepter. Même si au fond de moi, j’espère qu’il ne va pas recommencer à me parler d’enfant, le sujet étant clôt pour moi depuis plusieurs années maintenant. Cependant, c’est avec surprise et étonnement que j’entends ce qu’il a à me dire. « J’aimerais que tu vives, poupée. Arrête de te préoccuper de moi, vis ta vie comme tu veux. Ça fait bien trop longtemps que je t’empêche de le faire. » Je tente de lui couper la parole pour le contredire. « Mais non.. arrête ! » Mais il me coupe, pour reprendre. « Si. Je vais t’abandonner, alors je te demande de le faire avant moi. Demande-moi le divorce, j’ai prévenu mon avocat. Il va faire son possible pour que ce soit le plus rapide. » Le cœur qui se serre, je secoue vivement la tête, refusant cette demande bien trop significative pour moi. « Peter, non mais ça va pas ! Arrête. Tu rêves. On va pas divorcer, pour quelques mois ! J’aimerais qu’on fête nos dix ans de mariage, quand même. » Ma phrase sonne peut être un peu bizarrement, et même si notre mariage ne signifie rien dans mon cœur, dix ans, je sais que c’est important pour lui. Il soupire un peu, et je glisse doucement ma main sur les poils de son torse pour l’apaiser un peu.

Ce n’est pas facile d’apprendre que notre mort est sans doute plus proche qu’elle aurait du l’être, et encore moins savoir qu’on va abandonner la personne qu’on aime, d’un amour sincère. Peter est cet homme dont j’aurais pu tomber amoureuse, si notre mariage avait attendu quelques années pour être officiel, naturel, et fait sur les signes de l’amour et non de l'obligation. Il glisse délicatement sa main sur ma joue, et je ferme les yeux en soupirant. « Ne t’occupes plus de moi, Noey. Retrouve quelqu’un, construis-toi une relation. Fais ça pour moi, j’aimerais te voir heureuse. » Les yeux brillant d’espoir, je tourne légèrement la tête pour ne pas lui montrer que je suis ravie d’entendre ces mots de sa bouche. Ce qu’il est en train de m’offrir compte beaucoup à mes yeux, j’ai l’impression d’être une prisonnière dans cette relation, depuis bientôt dix ans. On ne peut pas dire que je me force non plus, Peter est on ne peut plus appréciable, et il me satisfait. Cependant, j’ai bien conscience que je ne suis pas celle que je veux être, celle que je voulais être. Libre. C’est bien ça qu’il vient de m’offrir. La liberté.
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